Le SNPPE remercie la sénatrice Christine LAVARDE d’avoir rappelé l’existence de l’enfant de moins de 3 ans au sein de la République ! Il est déplorable que le secrétaire d’Etat Adrien TAQUET après plus de 2 ans de gestion de crise, ne soit pas capable avec les services de la DGCS d’anticiper l’évolution des recommandations. Ainsi, il laisse les professionnel·le·s de la petite enfance sur le terrain devoir faire au mieux avec leur bon sens, les injonctions des gestionnaires (parfois prudent, parfois souhaitant maintenir l’accueil pour les familles à tout prix), les précisions des services locaux comme les ARS ou les PMI qui font ce qu’elles peuvent (ou pas). Le SNPPE a sollicité dès dimanche la DGCS pour demander l’éclaircissement nécessaire comme l’a fait Mme la sénatrice hier. A ce jour, AUCUNE réponse. Le SNPPE regrette fortement de découvrir que des organisations de gestionnaires sont au travail avec les services du ministère mais que les organisations professionnelles représentant l’accueil collectif ne soit pas citées. Le SNPPE interpelle, le SNPPE attend des réponses mais le SNPPE est disponible aussi pour jouer son rôle de représentant des TOUS les professionnel·le·s de la petite enfance, qui sont eux et elles sur le terrain, ne sont pas concertés pour témoigner de la réalité vécue et entendus pour faire évoluer les règles en lien avec la réalité de terrain.
Après le passage des auxiliaires de puériculture en catégorie B dans la FPH depuis le 1er octobre 2021, c’est au tour des AP en FPT de voir leur cadre d’emploi évolué vers la catégorie B au 1er janvier 2022.
Après la refonte de la formation, ce passage en catégorie B est un juste retour des choses. Mais (car il y a toujours un mais), la revalorisation dans le cadre de ce passage en catégorie B n’y est pas du tout !
Comme les EJE il y a quelques années lors du passage en cat. A, le passage en cat. B n’est pas à la hauteur, une fois de plus, des autres filières de la fonction publique. Le SNPPE demande que les auxiliaires de puériculture ainsi que l’ensemble des métiers de la petite enfance est une revalorisation équivalente aux autres filières !
même catégorie =
même déroulement de carrière
quelque soit la filière !
Retrouvez ci-dessous les tableaux des grilles indiciaires vous permettant de visualiser les évolutions de carrière qui entrent en vigueur au 1er janvier 2022.
C’est parti ! Le collectif « Construire Ensemble la Politique de l’Enfance » CEP-Enfance publie son programme du Forum du Samedi 29 janvier 2022 à Paris. Les inscriptions en ligne sont ouvertes sur http://cep-enfance.blogspot.com/ ou en cliquant directement sur : https://urlz.fr/gZMn
Le SNPPE sera présent avec plusieurs membres du Bureau National. Voici le programme de cette journée qui aura lieu à la Bourse du Travail (salle Hénaff), 29 boulevard du Temple (Paris 3e).
Matin
9h Accueil 9h30 Introduction par le CEP-Enfance à partir de 9h45 Interventions de :
Claire BRISSET, première défenseure des enfants en France
Jean-Pierre ROSENCZVEIG, magistrat, ex-président du tribunal pour enfants de Bobigny
Marie-Rose MORO, pédopsychiatre, responsable de la maison Solenn
Pause Déjeuner 12h15
Après-midi
13h30 Dialogue avec les candidats à l’élection présidentielle sur la politique de l’enfance et des exigences pour la cause des enfants 16h30 Conclusion et perspectives par le CEP-Enfance
Retrouvez ici les 10 exigences d’urgence pour la cause des enfants
Le SNPPE est signataire du livre blanc « Petite enfance : investir dans les professionnels pour développer le potentielde tous les enfants » publié par #Leplusimportant, Gribouilli et Edumiam lors du colloque du 17 décembre 2021 « Investir dans les professionnels pour développer le potentiel de tous les enfants ! » qui a eu lieu au Palais du Luxembourg à Paris.
33 propositions, fruit d’un travail collaboratif : avec des professionnels de terrain de tous les secteurs de l’accueil de la petite enfance, des experts académiques, acteurs de la société civile et parents.
Mettre en place un “Conseil d’orientation de la petite enfance” ;
Promouvoir « une approche intégrée des politiques éducatives des 0-6 ans » ;
Porter l’investissement dans la petite enfance à hauteur de 2% du PIB ;
Mettre en place « un droit à la qualification minimale au niveau du bac (vs. aucun minima aujourd’hui) pour l’accueil individuel, et au niveau du bac + 3 pour l’accueil en collectivité (vs. CAP aujourd’hui) » ;
Reconnaître « les situations professionnalisantes via le déploiement des badges numériques » ;
Développer la notion de parcours parental en communiquant sur la périnatalité et mobilisant des outils de prévention et d’accompagnement à la parentalité simples d’utilisation….
Afin de remettre la question de l’investissement dans les compétences des professionnel-le-s de la petite enfance au cœur des politiques publiques, participez au débat d’idées et apportez, vous aussi, vos propositions concrètes!
Marie Lambert (Cheffe du Bureau des Familles et de la Parentalité),
Jean-François Pierre (Adjoint au Bureau des Familles et Parentalité),
Lydie Gouttefarde (Chargée de Mission Petite Enfance).
DGCS
Lucie ROBERT (co-secrétaire générale),
Véronique ESCAMES (co-secrétaire)
SNPPE
Obligation vaccinale ou non ?
Après avoir rappelé l’historique de l’obligation vaccinale, la DGCS a insisté sur le fait qu’elle n’est pas imposée aux pros des EAJE et de l’accueil a domicile. Attention cependant : si dans la structure il y a un·e auxiliaire médical·e et que l’ordonnance de l’enfant mentionne « à administrer par un auxiliaire médical », ce pro doit être vacciné. S’il ne l’est pas, le gestionnaire est en droit de demander la vaccination.
Qu’en est-il de l’administration des médicaments ?
La DGCS confirme que tou·te·s les professionnel·le·s de la petite enfance peuvent donner les médicaments à partir du moment où ils ont été formés et accompagnés par le référent santé et accueil inclusif dont ils dépendent.
Pour plus d’informations, les articles du Code de la Santé Publique :
Selon La DGCS, la réforme a fait évoluer les choses. Dans les textes, les gardes à domicile sont cités comme mode d’accueil individuel. Le SNPPE a rappelé à la DGCS l’importance d’une formation initiale.
Et l’encadrement dans le cadre de la réforme ?
Malgré notre insistance sur les difficultés liées aux taux d’encadrement, la DGCS estime que la modification du cadre réglementaire « simplifiant » le ratio adulte/enfant à 1 pour 6 résulte de la concertation avec les représentations professionnelles et reste une proposition d’organisation non obligatoire. Le SNPPE a simplement répondu « vous avez déjà essayé de donner à manger à 5 bébés en même temps? »
Que pouvez-vous préciser sur la formation des professionnel·le·s ?
Un plan de formation pour les professionnel·le·s de la petite enfance a été lancé, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Avec des thèmes comme le langage, l’art et la culture, l’alimentation, la nature, la prévention des stéréotypes, le numérique, l’accueil occasionnel. Le SNPPE s’interroge sur la réalité de ce plan sur les terrains professionnels…. 30 000 professionnel·le·s ont été formé·e·s depuis 2018 sur le handicap. (Selon leurs chiffres, nous serions 600 000 professionnel·le·s de la petite enfance. La DGCS informe que 37 millions d’euros ont été investis. Mais les professionnel·le·s en ont-ils vraiment connaissance ?
Enfin, comment les équipes sont-elles accompagnées dans cette réforme ?
La DGCS est très fière des 6 heures d’analyses de pratique pour les Assistant·e·s Maternel·le·s. Le SNPPE a insisté sur le fait que c’était indispensable, vital pour l’ensemble des professionnel.le.s d’avoir ces temps d’analyse, de discussions entre pro, sans les enfants.
Selon la DGCS, cet accompagnement va aussi évoluer grâce
Au référent santé et accueil inclusif
Projets d’établissements qui doivent être revus tous les 5 ans avec l’équipe complète
La Carhte Nationale d’accueil du jeune enfant
Et donc les 6 heures annuelles d’analyses de pratique
Le SNPPE explique que les chartes, les engagements, les projets sont bien souvent impossibles à mettre en œuvre sur le terrain ! La motivation des pros est là mais il faut donner des moyens pour accompagner les enfants qui seront la Société de demain. A ce jour, ce n’est pas le cas!