2 min pour comprendre… l’offre d’accueil des moins de 3 ans

2 min pour comprendre… l’offre d’accueil des moins de 3 ans

Un « véritable droit à la garde d’enfants », ouvert à tous les parents, « avec une indemnisation en cas d’absence de solution » disponible : la perspective tracée par Emmanuel Macron, le 6 janvier face à la Fédération des acteurs de la solidarité, a été aussitôt moquée par le Syndicat national des professionnels de la petite enfance. Le SNPPE s’interroge « fortement sur sa capacité à mener un tel projet alors que dans son quinquennat l’objectif de 30 000 places créées est à peine atteint à la moitié », un bilan reconnu par le président de la République lui-même.

Source : 2 min pour comprendre… l’offre d’accueil des moins de 3 ans

Baromètre des salaires dans la petite enfance : édition 2022

Baromètre des salaires dans la petite enfance : édition 2022

Pour la deuxième année, le SNPPE organise son baromètre des salaires en petite enfance.
Afin de pouvoir faire un état des lieux, il vous est demandé de remplir ce questionnaire en ligne le plus précisément possible.
Il s’agit de rassembler les informations concernant tous les types d’accueil, tous les types de structures : accueil individuel (assistant maternel, garde à domicile, MAM), accueil collectif (EAJE, multi-accueil, crèche, halte-garderie…), RPE (RAM), parentalité (LAEP…), ludothèques…

Le Syndicat National des Professionnel·le·s de la Petite Enfance participe à deux groupes de travail au sein du comité filière petite enfance :
1/ Construire un observatoire de la qualité de vie au travail à l’échelle du secteur petite enfance
2/ S’assurer que les niveaux de rémunération dessinent à l’échelle du secteur un ensemble cohérent, approprié, et soutenable
Ce second baromètre permettra d’actualiser l’état des lieux décrit par le SNPPE lors des séances de ce 2e groupe de travail.

Merci de votre participation
et de votre partage à tous vos collègues !

Nous tombons comme des mouches

Nous tombons comme des mouches

Le SNPPE invite les professionnel·le·s de la petite enfance à témoigner auprès de la DGCS la réalité de terrain de modes d’accueil depuis le début de l’année que ce soit en accueil individuel ou collectif.
A l’image du témoignage reçu ci-dessous (diffusé avec l’accord de la professionnelle), nous incitons à rendre compte de la situation auprès des enfants, à réagir sur la publication du protocole (son retard, son contenu, sa mise en œuvre).

Pour joindre la DGCS, vous pouvez utiliser dgcs-enfance-famille-covid@social.gouv.fr (mail communiqué sur la liste des référent Covid19 en janvier 2021). Nous vous demandons de mettre le SNPPE en copie (contact@snppe.fr) et tous les mails de médias que vous avez.

Actuellement, nous tombons tous comme des mouches. En effet, nous travaillons en milieu clos avec des enfants non masqués. Le masque chirurgical ne convient pas à notre situation de travail. Rien n’est proposé réellement pour nous protéger mais personne ne parle de nous. Ajouter à cela nous sommes fatigués à la limite du Burnout car à la base nous sommes souvent en difficulté de personnel car c’est un métier difficile au quotidien où le gouvernement n’a de cesse d’augmenter le nombre d’enfants par professionnel qu’on recrute difficilement. Avec cette explosion de l’épidémie, notre lieu de travail représente un potentiel danger tous les jours où nous allons travailler et avec le nouveau protocole des cas contacts cela va être pire!

une éducatrice de jeunes enfants
La petite enfance : simple argument électoraliste une fois tous les 5 ans ? Le SNPPE dit non !

La petite enfance : simple argument électoraliste une fois tous les 5 ans ? Le SNPPE dit non !

Le Président de la République, dans son allocution lors de l’ouverture du congrès de la fédération des acteurs de la solidarité le 6 janvier 2022 s’est enfin souvenu que la petite enfance existe (lien vidéo Youtube) !

Malheureusement, il oublie toujours les professionnel·le·s !
Quand Emmanuel Macron parle de création de 200 000 places d’accueil et d’un droit opposable aux modes de garde (individuel et collectif), nous nous interrogeons fortement sur sa capacité à mener un tel projet alors que dans son quinquennat l’objectif de 30 000 places créées est à peine atteint à la moitié.
Si le système est « à bout de souffle », pour reprendre ses mots, comment faire confiance à la même personne pour faire ce qu’il n’a pas fait pendant 5 ans !!
Le SNPPE partage le même constat. Ce dernier s’appuie sur des éléments concrets issues de ses actions :
Baromètre des salaires 2021

  • les professionnel·le·s de la petite enfance ont un salaire moyen inférieur de presque 2000 € annuels à la moyenne française !!
  • Ils et elles attendent une revalorisation à minimum de 150 euros mensuels pour tous, quelque soit le secteur d’embauche (public/privé)

Souffrance au travail

  • les professionnel·le·s sont en très grande souffrance engendrée par la pénibilité des conditions de travail (ergonomie, espace de plus en plus réduits, bruit, taux d’encadrements…)

Tout cela crée un manque cruel de reconnaissance des professionnel·le·s, de leur mission, qui se concrétise par une tension de plus en plus forte. De ce fait, de nombreux professionnel·le·s quittent le secteur, écœuré·e·s par le manque de moyens pour accompagner le jeune enfant.

Pourtant le rapport de la commission des 1000 jours présidée par Boris Cyrulnik liste concrètement des pistes d’évolution au regard des connaissances actuelles du jeune enfant (neuroscience, développement de l’enfant). Or, ce rapport, demandé par Emmanuel Macron, n’est pas suivi par son PROPRE gouvernement. 

La réforme petite enfance en cours, toujours en attente des derniers textes, est une politique du chiffre avant tout au lieu d’être une politique ambitieuse donnant les moyens de prendre soin du jeune enfant.

Le SNPPE rappelle que la petite enfance est l’avenir de la République.

Aussi, les professionnel·le·s de la petite enfance jouent un rôle INDISPENSABLE dans cette société : permettre que l’enfant s’épanouisse les premières années de sa vie, période stratégique pour le reste de sa vie.

C’est pourquoi il faut :

RESPECTER ces professionnel·le·s,

RECONNAÎTRE leur rôle en valorisant ENFIN leur mission en lien avec son véritable enjeu,

INVESTIR dans les moyens humains par des formations, des recrutements

OFFRIR une véritable déroulement de carrière dans ce secteur composé à très grande majorité de femmes et des salaires décents !

Retrouvez l’extrait du discours ci-dessous :