Adrien Taquet se met en retrait de la vie politique : réaction du SNPPE

Adrien Taquet se met en retrait de la vie politique : réaction du SNPPE

M. Taquet annonce qu’il se met en retrait de la politique pour des raisons personnelles et publie un bilan de son mandat en tant que secrétaire d’Etat sur les réseaux sociaux.

Le SNPPE rappelle que c’est sous son mandat que le syndicat s’est créé pour réagir à la politique gouvernementale qu’il incarnait.

Que ce soit pour le plan de lutte contre la pauvreté, les 1000 premiers jours de l’enfant, la réforme de l’Aide Sociale à l’Enfant ou celle de l’accueil des jeunes enfants, le constat est toujours le même : beaucoup de discours pour si peu de moyens… sauf pour faire de la communication ! Car, à part des guides à télécharger, des boîtes cadeaux ou des sites internet, que reste-t-il ? Vous connaissez la réponse : des professionnel.le.s épuisé.e.s et mal rémunéré.e.s , non reconnu.e.s à leur vraie valeur !

Son Secrétariat d’Etat restera synonyme d’une réforme qui :

  • n’a pas écouté les professionnel·le·s de la petite enfance 
  • n’a pas répondu aux besoins des enfants et de leurs parents, 
  • a dégradé les conditions d’accueil des enfants, les conditions de travail des professionnel·le·s, dans un grand mépris, sans acte concret pour répondre aux besoins de reconnaissance du secteur comme la prime Ségur.

La Petite Enfance ne se résume pas à du marketing!

Le SNPPE reste plus que jamais mobilisé pour défendre les professionnel·le·s de la petite enfance et la qualité de l’accueil des enfants et de leur famille. Il saura le rappeler au successeur de M. Taquet !

Crédit photo :

G.Garitan, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
1000 premiers jours = 425 000 euros de plus pour les « cabinets de conseils » !

1000 premiers jours = 425 000 euros de plus pour les « cabinets de conseils » !

Décidément, le gouvernement ne sait manier les chiffres que quand ça l’arrange !
Le SNPPE est en colère ce soir de découvrir cette manipulation révélée par l’article de l’Obs.
Alors que le secteur de la petite enfance a lu, avec grand intérêt, le rapport de la commission des 1000 premiers jours de l’enfant présidée par Boris Cyrulnik, on comprend mieux le gouvernement, en la personne d’Adrien Taquet, le secrétaire d’Etat à l’enfance et à la famille, et la promulgation paradoxale de la réforme du secteur de la petite enfance allant à l’opposé de ce rapport. En effet, elle met en avant, une fois de plus une logique de remplissage quantitatif au détriment de la qualité d’accueil des publics -enfants et parents et de travail des professionnel.le.s.
Or, nous constatons avec stupéfaction que ce même Secrétaire d’Etat qui a réceptionné ce rapport demandé par le Président de la République, a sollicité en parallèle un cabinet de conseils privé dont il s’est bien gardé de faire écho.
Quel camouflet pour l’ensemble des participants à ce travail de recherche et pour notre secteur tout entier.
Cela démontre bien le fonctionnement fourbe de cette équipe pilotée par le Chef de l’Etat.

Puisque l’argent coule à flot pour l’oligarchie, nous exigeons que les

183 €uros mensuels du Ségur soient attribués à tou.te.s les

professionnel.le.s de la Petite Enfance quelque soit leur secteur

d’intervention. Car le soutien à la parentalité est pleinement dans le

champ de la Santé, du Social et de l’Éducatif !

Photo de cottonbro provenant de Pexels

TRIBUNE. « La société ne peut être le témoin impuissant de la dégradation de la justice des enfants et de la protection de l’enfance »

TRIBUNE. « La société ne peut être le témoin impuissant de la dégradation de la justice des enfants et de la protection de l’enfance »

Cyrille GODFROY, co-secrétaire général, a signé cette tribune pour le SNPPE.
Retrouvez ci-dessous le lien pour la lire dans son intégralité.
A votre tour de la signer en cliquant ici.

Nous, professionnels de la justice des enfants, de l’éducation spécialisée, de la protection de l’enfance, de la prévention et de la médiation, appelons les candidats et candidates à l’élection présidentielle à se préoccuper des questions des moyens et des missions de la protection de l’enfance, ainsi que de la justice pénale des mineur·e·s.

Source : TRIBUNE. « La société ne peut être le témoin impuissant de la dégradation de la justice des enfants et de la protection de l’enfance »
Les acteurs du secteur petite enfance interpellent les candidats à la Présidentielle

Les acteurs du secteur petite enfance interpellent les candidats à la Présidentielle

Paris le 18 mars 2022 – les 12 co-organisateurs du Printemps de la Petite Enfance interpelleront le 21 mars prochain les 12 candidats à l’élection présidentielle pour connaitre leurs priorités en matière de Petite Enfance.

12 co-organisateurs, 250 personnes en présentiel, déjà plus de 1 500 inscrits pour assister au Printemps de la Petite Enfance en visio, retransmission en direct via Les Pros de la Petite Enfance

Faire de la Petite Enfance une réelle priorité des politiques publiques à venir

Les enfants de moins de 3 ans sont 2,3 millions en France. 60% sont accueillis dans un mode d’accueil du jeune enfant qu’il s’agisse de modes d’accueil individuel ou collectif, que les gestionnaires soient publics ou privés, associatifs comme marchands.

Au total, ce sont 600 000 professionnels de la Petite Enfance qui accueillent des enfants de moins de 3 ans chaque année.

Aujourd’hui, ce secteur est en tension. Un rapport récent rendu en septembre 2021, intitulé « Renforcer le modèle français de conciliation entre vie des enfants, vie des parents et vie des entreprises » évoquait un constat alarmant : « Il est tout de même étrange de faire de la petite enfance une priorité et de ne pas trouver de professionnels, dans un secteur avec des besoins de recrutement et de formation » et « il serait tout de même particulièrement malvenu de voir des établissements, à l’offre pourtant si nécessaire, fermer en raison du manque de personnels ».

Nous, représentants des modes d’accueil individuel comme collectif, publics comme privés, associatifs comme marchands, et les représentants des 600 000 professionnels de la Petite Enfance, assistants maternels, professionnels d’entreprises de garde d’enfants à domicile et professionnels de crèches, co-organisons avec le site Les Pros de la Petite Enfance le Printemps de la Petite Enfance le 21 mars prochain à Paris pour faire de la Petite Enfance une réelle priorité des politiques publiques à venir.

Ensemble, nous avons choisi de rappeler qu’en France, les enfants ne naissent pas à 3 ans avec un cartable sur le dos et que la Petite Enfance doit être une priorité pour la France.

Des candidats à la Présidentielle qui n’ont pas tous choisi d’être représentés

4 questions ont été élaborées par les 12 co-organisateurs à la suite d’un sondage qui a recueilli plus de 3 600 réponses de professionnels. Transmises aux équipes des candidats le 10 mars, nous les rendons publiques à l’issue de ce communiqué.

Les 12 co-organisateurs s’étonnent qu’à cette heure aucun candidat à la Présidentielle n’ait décidé de venir en personne présenter ses propositions pour la Petite Enfance, question essentielle qui concerne une part importante de la population.

Les 12 co-organisateurs du Printemps de la Petite Enfance

  • Association Nationale des Puéricultrices(teurs) Diplômé(e)s et des Etudiants (ANPDE)
  • Fédération Nationale des Associations Pour la Petite Enfance (FNAPPE)
  • Fédération des Services à la Personne et de Proximité (Fédésap)
  • Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne Privés non lucratifs (FEHAP)
  • Fédération du Service aux Particuliers (FESP)
  • Fédération Française des Entreprises de Crèches (FFEC)
  • Fédération Nationale des Educateurs.trices de Jeunes Enfants (FNEJE)
  • Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF)
  • France urbaine
  • Regroupement des Entreprises de Micro-crèches (REMi)
  • Syndicat National des Professionnel.le.s de la Petite Enfance (SNPPE)
  • Union Fédérative Nationale des Associations de Familles d’Accueil et d’Assistants Maternels (UFNAFAAM)

Questions posées aux Candidats le 21 mars 2022

1. Vous avez un projet de création d’un certain nombre de places d’accueil individuel et collectif. Cela suppose de renforcer l’attractivité et la reconnaissance des métiers de l’accueil du jeune enfant qui sont déjà en tension et en grandes difficultés de recrutement et de fidélisation aujourd’hui. Dans cette optique, quels sont vos objectifs en termes de : Revalorisation salariale des métiers de l’accueil du jeune enfant ? Amélioration des conditions de travail des professionnels ? Amélioration de l’accompagnement (formation continue, analyse des pratiques etc.) des professionnels ? 

2. La politique d’accueil du jeune enfant a gagné en visibilité et en importance ces dernières années, sans pour autant être bien représentée dans la composition des gouvernements successifs ou plus claire dans ses objectifs, par rapport à cela quelle est votre position sur : La création d’un ministère de l’enfance et des familles pour donner plus de poids et de cohérence à cette politique ? Les objectifs de cette politique d’accueil du jeune enfant : l’articulation vie professionnelle/vie familiale/vie sociale, l’éveil et l’épanouissement du jeune enfant ou bien encore la lutte contre la reproduction des inégalités dès le plus jeune âge? 

3. Les ambitions pour la politique d’accueil du jeune enfant supposent des aides et des incitations financières pour les différentes parties prenantes : familles, employeurs, collectivités territoriales etc… Par rapport à cela, quelles sont vos propositions concernant : Une réforme du CMG  (Complément de mode de garde) pour favoriser un égal ainsi qu’un plus grand accès des familles aux différents modes d’accueil? Pour tous les enfants ? Y compris pour ceux de plus de 6 ans ? Une réforme du Crédit Impôt Famille (CIFAM) afin de renforcer la participation des employeurs privés au développement de places d’accueil ? Son extension aux indépendants ? Le développement du bonus réservataire employeurs pour les employeurs publics et associatifs ? Le réinvestissement des excédents de la Branche famille ?  Dans l’incitation à la création de places d’accueil et au soutien des places existantes notamment dans une réforme de la PSU (Prestation de Service Unique) au bénéfice des professionnels et des enfants ? Le soutien financier des collectivités locales engagées dans une politique ambitieuse de l’accueil du jeune enfant ?  

 4. Vous vous êtes, ou pas, positionné sur un service public de la petite enfance : 

Si vous vous êtes positionné : Quelle définition avez-vous de ce service public de la petite enfance ? A qui s’adresse-t-il ? L’ensemble des enfants ?  L’ensemble des parents ? Les parents en emploi ? Les parents les plus fragiles ?  A quoi donne-t-il droit ? (une place d’accueil collective ou individuelle pour tous, une solution de remplacement pour tous…) Qui compose ce service public de la petite enfance : les acteurs publics, associatifs, marchands ou acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) ? A quel niveau est-il porté ? Municipal, départemental, régional, national ? Quels sont ses objectifs ?

Si vous ne vous êtes pas positionné : Pourquoi n’optez-vous pas pour un service public de la petite enfance ? Qu’est ce qui ne convient pas à votre projet dans cette notion de service public petite enfance ?

A ma vraie valeur

A ma vraie valeur

Le SNPPE appelle tou.te.s les professionnel.le.s de la Petite Enfance de tous les champs d’intervention à rejoindre la journée d’action et de mobilisation du 31 Mars prochain.

La crise sanitaire a montré combien ce secteur a été oublié et méprisé des discours présidentiels et gouvernementaux.

En effet, nous avons toutes et tous constaté l’absence d’interventions de l’Etat à l’égard de la Petite Enfance pendant toute la crise sanitaire alors que nous étions présents, signifiant ainsi aucune reconnaissance de notre engagement !

La réforme de l’accueil collectif et individuel des jeunes enfants, actée pendant l’été et passée malgré l’opposition des professionnels, répond à

 + De quantitatif

– De qualitatif

= Une réponse très médiocre des professionnel.le.s, face aux besoins des enfants et aux familles.

Un comité “filière petite enfance » a été créé par le Secrétaire d’Etat fin 2021 pour entamer un travail d’amélioration de l’ensemble du secteur (échéance à 3 ans…sic !). L’URGENCE est pourtant à nos portes, au sein de l’accueil collectif et individuel. Elle s’illustre à tous les niveaux (QUALITÉ DE VIE ET DE TRAVAIL, MOYENS, RECONNAISSANCE, VALEURS, RÉMUNÉRATIONS,…).

Et quel choc ! De lire dans les propos de la présidente et du secrétaire général de ce comité que nos métiers sont considérés ni ne faisant partie du champ du soin ni de celui du social… 

alors où sommes-nous?

Cette façon de définir les secteurs par les financeurs et non par “les publics “en dit long sur les orientations politiques à l’œuvre !

Il est temps que les métiers de la petite enfance s’éloignent des lieux communs : 

la vocation, le don naturel de soi et le cliché tenace «femme = enfant». 

Car « bien s’occuper d’un enfant » n’est pas une question de genre. Une fois formé.e.s, tou.te.s les professionnel.le.s sont en capacité de bien accompagner les enfants et les familles. 

Nos professions sont bien plus que des métiers ; elles demandent des connaissances et des compétences reconnues. Diriez-vous: « bonne journée les filles, amusez-vous bien! » à vos banquiers ou aux hôtesses de caisses ou encore à l’équipe médicale qui vous accompagne ???

 

C’est pourquoi le SNPPE revendique : 

  1. Les moyens matériels et financiers pour travailler dans de bonnes conditions et accompagner les enfants et leur famille avec bienveillance. 
  2. La revalorisation salariale permettant reconnaissance et attractivité de la Petite Enfance par la mise en place, au minimum, de la prime Ségur mensuelle de 183 euros net au même titre que le secteur du soin ou du médico-social
  3. Des formations réelles pour appréhender l’évolution des modèles éducatifs, des connaissances médicales, des situations sociétales, mais aussi des normes juridiques, sécuritaires ou d’hygiène ; sans oublier la mise en place factuelle de l’analyse de pratique pour tou.te.s. Enfin, des passerelles vers des formations spécifiques permettant une réelle évolution pour les professionnel.le.s épuisé.e.s et usé.e.s.
  4. L’abrogation de la réforme du cadre réglementaire et la mise en œuvre des recommandations du rapport ministériel de la commission des 1000 jours de l’enfant.

 Il est temps de nous considérer À NOS VRAIES VALEURS.

Le 31 mars, le SNPPE invite l’ensemble des professionnel·le·s à porter un vêtement avec le hashtag #amavraievaleur, mot d’ordre qui illustre le besoin essentiel d’être

valorisé·e et reconnu·e.

Retrouvez sur le site du SNPPE le visuel à télécharger pour personnaliser votre vêtement.

Pour l’occasion, le SNPPE ouvre aussi sa boutique en ligne

Retrouvez le visuel à télécharger, à dessiner, à imprimer

Télécharger les visuels de la journée de mobilisation (version blanche)

Télécharger les visuels de la journée de mobilisation (version noire)

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Pas besoin d’attendre 3 ans pour faire valoir la reconnaissance du secteur de la petite enfance !

Pas besoin d’attendre 3 ans pour faire valoir la reconnaissance du secteur de la petite enfance !

Lors du bureau inaugural du comité de filière petite enfance, la FNEJE a adressé une lettre à sa présidente, Elisabeth Laithier, concernant la reconnaissance accordée aux professionnel.le.s de la Petite Enfance et l’attente de bénéficier à minima de la même prime de 183 euros annoncée pour le secteur medico-social.
Bien évidemment, le Syndicat National des Professionnel·le·s de la Petite Enfance est cosignataire du courrier avec l’Association ANAMAAF, la CGT et l’UFNAFAAM.