Communiqué sur l’obligation vaccinale dans le secteur Petite Enfance

Communiqué sur l’obligation vaccinale dans le secteur Petite Enfance

Dans cette situation de crise sanitaire et politique sans précédent, le SNPPE demande que le gouvernement replace dans leurs rôles respectifs les interlocuteurs de Santé légitimes tant des professionnel·le·s de la Petite Enfance que du public si particulier qu’elles et ils accueillent.
Les médecins du travail et ceux de PMI sont en effet au centre de la démarche de sécurité, de protection et de respect des cadres réglementaires intervenant dans les différents types d’accueil.

Pour lire le communiqué en entier :

Les bébés ne sont pas des transactions financières !

Les bébés ne sont pas des transactions financières !

Le SNPPE a pris connaissance dans la presse économique des projets de vente de plusieurs groupes de crèches privées : Liveli, Grandir, La Maison Bleue.

Alors que le secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles se déplaçait cette semaine auprès de la Fédération Française des Entreprises de Crèches lors de son Assemblée Générale, signe fort du grand soutien du gouvernement pour le secteur privé lucratif, deux groupes de cette fédération sont en vente. Après une autre enseigne déjà vendue l’année dernière au sein de cette fédération, le SNPPE constate une accélération de ces opérations financières.

Le SNPPE alerte les familles et les professionnel·les sur les dangers de la marchandisation du secteur de la petite enfance. Le risque de casse sociale n’est pas négligeable.

Pour lire le communiqué en entier :

Le SNPPE rappelle que le décret de la réforme n’est pas encore publié

Le SNPPE rappelle que le décret de la réforme n’est pas encore publié

Le syndicat a demandé expressément au gestionnaire du réseau de micro-crèches “Berceau des Rois” de respecter l’alinéa 4 de l’article R2324-17 du Code de la Santé Publique.

Interpellé par des professionnel·les des micro-crèches du réseau “Berceau des Rois”, le SNPPE a rappelé au gestionnaire son devoir de respecter l’article R2324-17 du Code de la Santé Publique pour ses établissements.

En effet, les professionnel·les ont constaté un dépassement de plus en plus régulier de la capacité de 10 enfants au sein des micro-crèches, bien plus important que les 10% autorisés.

Le SNPPE a, par conséquent, également prévenu les PMI et les CAF des départements où le réseau est implanté afin d’alerter les services compétents.

Suite à ces démarches, les professionnel·les ont remarqué des contacts avec certaines PMI et un plus grand respect de la capacité d’accueil des micro-crèches concernées.

Le SNPPE est là pour défendre les conditions de travail des professionnel·les mais aussi d’accueil du jeune enfant.

Il rappelle, à tous les gestionnaires, que la réforme en cours du secteur de la petite enfance n’est pas encore finalisée.

Si l’ordonnance est désormais publiée depuis le 20 mai 2021, le décret et l’arrêté ne sont pas encore parus.

Le SNPPE regrette l’attitude du Secrétaire d’Etat à l’Enfance et à la Famille d’avoir rendu publics les projets de texte dès le mois de février. Il a voulu contenir l’opposition des professionnels contre la réforme portée par le collectif Pas de bébés à la consigne. Il n’a réussi qu’à dégrader encore plus les conditions d’accueil et de travail. En effet, des gestionnaires de micro-crèches ont utilisé cette information pour anticiper la mise en œuvre de la réforme.

Le SNPPE donne rendez-vous à tous les professionnel·les jeudi 3 juin aux manifestations annoncées partout en France par le collectif.

Les bébés méritent mieux que les poulets bio !

Les bébés méritent mieux que les poulets bio !

Jeudi 18 mars, le gouvernement, par la voix de son Premier Ministre, a annoncé “une mesure de freinage sans enfermement” pour un mois dans 16 départements des régions Ile-de-France,  Hauts-de-France, et partiellement Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Normandie.

Le gouvernement tient compte cette fois-ci l’importance du lien avec la nature et de l’impact néfaste de l’enfermement dans un petit espace. Des élus locaux l’ont bien souligné dans leurs réactions[1]. Le SNPPE le constate également : ce “confinement dehors” est bien imposé, sans que le gouvernement ne l’avoue, en lien avec les spécificités des logements des zones fortement peuplées.

Le SNPPE dénonce encore et toujours avec force le projet de réforme des modes d’accueil de la Petite Enfance que le gouvernement mène, par l’intermédiaire de son Secrétaire d’Etat à l’Enfance et à la Famille.. En effet, il persiste à le maintenir alors que le collectif Pas de Bébés à la Consigne appelle à une nouvelle journée de mobilisation le 30 mars prochain. Car malgré ce qu’a fait croire Adrien Taquet en diffusant les textes définitifs, la réforme n’est toujours pas officielle. La DGCS a, vendredi 19 mars au soir, lendemain de l’annonce de ce “confinement ouvert”, diffusé aux acteurs de la petite enfance une nouvelle version du projet d’arrêté créant un référentiel national bâtimentaire destiné aux crèches. N’étant pas à une contradiction près, le gouvernement maintient ainsi sa volonté de ”parquer” les bébés dans 5.5 m² dans ces mêmes zones où il permet un “freinage sans enfermer”. Il veut aussi permettre de ne pas rendre obligatoire un espace extérieur pour les futures crèches de 24 places ou moins et seulement 2 m²/bébé en extérieur à partir de 25 places.

Il s’obstine donc à réduire les espaces d’accueil pour les jeunes enfants !
Intérieur comme extérieur !

IL N’EST PAS POSSIBLE qu’un gouvernement demandant un rapport sur la qualité d’accueil du jeune enfant[2] l’ignore à ce point dans sa réforme.

Le SNPPE appelle
TOUS LES PROFESSIONNEL·LES de la PETITE ENFANCE à SE MOBILISER

LE 30 MARS PROCHAIN A L’APPEL DU COLLECTIF PAS DE BEBES A LA CONSIGNE

pour dire NON à la réforme TAQUET de la petite enfance.

LES PROFESSIONNEL·LES DE LA PETITE ENFANCE VEULENT QUE LEURS MÉTIERS SOIENT RESPECTÉS, RECONNUS et VALORISÉS à la hauteur de la tâche immensément importante qu’est l’accueil du jeune enfant au quotidien dans un environnement sécurisant.

IL DEMANDE immédiatement à Adrien TAQUET de reprendre le dialogue avec les acteurs de la petite enfance et de revoir sa copie en ayant enfin une VRAIE AMBITION pour les jeunes enfants.


[1] Arrivée de Parisiens en Bretagne : le maire de Saint-Malo appelle à la responsabilité
Confinement des Hauts de France : “il fallait prendre ces mesures”, estime Martine Aubry

[2] Les 1 000 premiers jours : Boris Cyrulnik remet le rapport de la commission d’experts à Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles

Communiqué à télécharger

[Pétition] A la crèche, montrons nos visages aux bébés.

[Pétition] A la crèche, montrons nos visages aux bébés.

Suite à la tribune parue le 8 mars 2021 dans le Figaro et signée par 120 personnes et organismes, le SNPPE partage la pétition lancée à l’initiative des auteures de la tribune. Pour rappel, dès le 18 janvier 2021, le syndicat a publié un communiqué demandant “à être parmi les professionnel·le·s prioritaires pour que, sur la base du volontariat, nous puissions être vacciné·e·s dans les meilleurs délais. Et ce, afin de garantir un accueil des jeunes enfants dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire possibles“.

Cette pétition appelle à :

  • Un droit à la vaccination prioritaire des personnels de la petite enfance, au même titre que les personnels de santé,
  • Dans les espaces extérieurs, l’organisation de moments sans masque, en maintenant une distance de sécurité. Ces temps seraient inscrits au planning dès que la météo le permet, et pour toutes les sections. Ils pourraient se tenir une fois par demi-journée,
  • En intérieur, des moments sans masque lorsque l’adulte est seul avec un enfant.
  • Et pour engendrer encore davantage de moments sans masque, encourager les professionnels à se séparer physiquement les unes et les uns, des autres, dès que cela est possible. Cette norme organisationnelle – se répartir les enfants en petits groupes, à condition que les locaux le permettent – fait déjà partie des bonnes pratiques. Mais il s’agirait d’aller plus loin en l’appliquant systématiquement quand le contexte le permet : ce point pourrait faire l’objet de groupes de travail, dans les plus brefs délais.

Ces quatre mesures nous paraissent à même de réconcilier les contraintes sanitaires et les besoins capitaux des enfants. Il s’agit de permettre, au plus vite, que les tout-petits soient au contact quotidien de personnes dont ils puissent voir le visage et entendre correctement la voix.

Pour signer la pétition, cliquez ici.

Stop au mépris !

Stop au mépris !

Ce mardi 2 février 2021, dans une trentaine de villes de France, les Professionnel.le.s de la Petite Enfance se sont mobilisé·e·s pour protester contre la réforme des modes d’accueil.

Dans le cadre du Collectif Pas de bébés à la consigne, nous avons demandé à être reçu·e·s par Monsieur Adrien Taquet, Secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé. Encore une fois, ce dernier n’a pas daigné nous recevoir mais nous a fait recevoir par Monsieur Blin, son conseiller.
Pendant notre entrevue, Monsieur Blin s’est montré attentif, il a pris quelques notes. Il nous a entendu… mais nous a-t-il écouté ? Pas sûr.

Lorsqu’on lui parle d’enfants, lui nous parle de moyennes. Quand on lui parle de qualité d’accueil, lui nous répond: “qu’un adulte pour 6 enfants, c’est mieux que, en moyenne, un adulte pour 7 enfants”. Certes, envisagé sous cette forme, c’est mieux. Mais en pratique, NON !!! M. Taquet nous propose 1 pro pour 6 enfants qui ne marchent pas alors qu’actuellement c’est 1 pro pour 5 ! Nous demandons simplement à ce que ce maximum soit maintenu.

Le rapport de la Commission des 1000 premiers jours en septembre 2020, l’avis du Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Age en octobre 2020, le rapport Giampino en 2016, préconisaient une variété de dispositifs précurseurs pour améliorer la qualité de l’accueil des jeunes enfants et de leurs familles.

Cependant, afin de répondre aux objectifs gouvernementaux de création de places de crèche, nous constatons à l’évidence, qu’il est plus “facile” de réduire les m² nécessaires à la vie des enfants et le nombre de professionnel·le·s pour s’en occuper que de créer de nouvelles places d’accueil individuel ou collectif. Aussi, là où, jusqu’à présent, on ne pouvait accueillir « que » 30 bébés pour 6 professionnel·le·s, on pourra accueillir le même nombre de bébés mais avec seulement 5 professionnel·le·s.

Le choix est financier sans aucune preuve d’humanité : réduction des espaces et du nombre de professionnel·le·s. en 2021, l’Etat Français n’a-t-il vraiment que cette facilité d’option pour accueillir dans le monde les nouvelles générations ???

Ne sacrifions pas les jeunes enfants pour des raisons purement économiques. Nous leur devons toute notre attention, nous leur devons le droit de pouvoir s’épanouir en toute sécurité physique, affective et relationnelle aussi.
Nous trouvons déplorable le comportement de M. Taquet à l’égard des pros de la petite enfance, malgré une apparence de communiquant et ses belles phrases officielles. Pourquoi ne pas écouter nos témoignages et le quotidien de tou·te·s les pros qui travaillent entre 35 et 50h par semaine avec des petits enfants de moins trois ans ???

Aujourd’hui, en sortant de notre entrevue, nous restons sur ce sentiment de mépris envers nous, Professionnel·le·s de la Petite Enfance.

Monsieur Taquet, nous demandons à être reçu·e·s, écouté·e·s et enfin pris·e·s au sérieux !

Le Bureau National du SNPPE