Petite enfance, “une douce violence” insupportable

Petite enfance, “une douce violence” insupportable

Côte à côte au sein du collectif “Pas de bébés à la consigne” qui réunit une cinquantaine d’organisations syndicales ou professionnelles, la CGT, la CFDT et FO, mais aussi la FNEJE Paca et le tout jeune Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) multiplient les actions depuis novembre 2020. Leur but est de s’opposer à la réforme en cours qui modifie en profondeur les conditions d’accueil et de prise en charge des enfants de 0 à 3 ans ; réforme adoptée le 19 mai dernier, par voie d’ordonnances, et dont ils tentent désormais de freiner la sortie des décrets d’application. Avec des mots très durs pour qualifier la gestion de ce dossier par le gouvernement, évoquant “une maltraitance institutionnelle”, une “douce vio

Source : Société | Marseille : petite enfance, “une douce violence” insupportable | La Provence
Le SNPPE rappelle que le décret de la réforme n’est pas encore publié

Le SNPPE rappelle que le décret de la réforme n’est pas encore publié

Le syndicat a demandé expressément au gestionnaire du réseau de micro-crèches “Berceau des Rois” de respecter l’alinéa 4 de l’article R2324-17 du Code de la Santé Publique.

Interpellé par des professionnel·les des micro-crèches du réseau “Berceau des Rois”, le SNPPE a rappelé au gestionnaire son devoir de respecter l’article R2324-17 du Code de la Santé Publique pour ses établissements.

En effet, les professionnel·les ont constaté un dépassement de plus en plus régulier de la capacité de 10 enfants au sein des micro-crèches, bien plus important que les 10% autorisés.

Le SNPPE a, par conséquent, également prévenu les PMI et les CAF des départements où le réseau est implanté afin d’alerter les services compétents.

Suite à ces démarches, les professionnel·les ont remarqué des contacts avec certaines PMI et un plus grand respect de la capacité d’accueil des micro-crèches concernées.

Le SNPPE est là pour défendre les conditions de travail des professionnel·les mais aussi d’accueil du jeune enfant.

Il rappelle, à tous les gestionnaires, que la réforme en cours du secteur de la petite enfance n’est pas encore finalisée.

Si l’ordonnance est désormais publiée depuis le 20 mai 2021, le décret et l’arrêté ne sont pas encore parus.

Le SNPPE regrette l’attitude du Secrétaire d’Etat à l’Enfance et à la Famille d’avoir rendu publics les projets de texte dès le mois de février. Il a voulu contenir l’opposition des professionnels contre la réforme portée par le collectif Pas de bébés à la consigne. Il n’a réussi qu’à dégrader encore plus les conditions d’accueil et de travail. En effet, des gestionnaires de micro-crèches ont utilisé cette information pour anticiper la mise en œuvre de la réforme.

Le SNPPE donne rendez-vous à tous les professionnel·les jeudi 3 juin aux manifestations annoncées partout en France par le collectif.

Les crèches à l’épreuve du Covid-19 : « Notre métier a perdu de son essence avec la crise sanitaire »

Les crèches à l’épreuve du Covid-19 : « Notre métier a perdu de son essence avec la crise sanitaire »


« Avec ces protocoles hyperhygiénistes, les enfants ont intégré que leurs pairs pouvaient être un danger pour eux », s’alarme Lucie Robert, co-secrétaire générale du Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE). Inquiète pour cette génération qui n’a connu que le Covid-19, elle poursuit : « Si on crée une génération d’enfants insécurisés, ce seront des adultes qui auront du mal à s’insérer dans la vie professionnelle ou à construire des liens affectifs. » Au quotidien, ces protocoles ont des répercussions sur les activités proposées aux enfants. « L’enfant grandit à travers la diversité des expériences sensorielles », rappelle Amir. Mais les contraintes de lavage (nettoyer chaque pièce des puzzles en bois, passer les peluches à la machine à laver, désinfecter la pâte à modeler) conduisent à réduire le nombre de jouets et jeux à la disposition des enfants.

Source : Les crèches à l’épreuve du Covid-19 : « Notre métier a perdu de son essence avec la crise sanitaire »

« Mon bébé ne supporte plus le moindre changement »: les tout-petits sont-ils les grands oubliés de la crise ?

« Mon bébé ne supporte plus le moindre changement »: les tout-petits sont-ils les grands oubliés de la crise ?

(…) A force de pétitions, les professionnels obtiennent à l’automne des masques inclusifs (transparents et qui laissent voir la bouche), mais ils n’offrent qu’un piètre palliatif. Inconfortables, ils se couvrent de buée en un rien de temps et font peur aux enfants à cause de la bande de tissu qui coupe le visage en deux. « Notre rôle est de répondre aux besoins fondamentaux des enfants. En gardant le masque, on devient presque maltraitant, se désole Lucie Robert. Une génération entière va se construire avec des humains à moitié de visage. Nous, on n’a pas été élevés comme ça. Les décisions sanitaires ne prennent pas en compte le bien-être des enfants, c’est ce qui me dérange le plus ». Les professionnelles l’avouent, elles tombent presque toutes le masque quand elles sentent que l’enfant a besoin d’une attention particulière, lors des repas par exemple. (…)

Source : « Mon bébé ne supporte plus le moindre changement »: les tout-petits sont-ils les grands oubliés de la crise ?

Nous pouvons vous aider

Nous pouvons vous aider

Nous sommes régulièrement interpelés par des professionnel·les qui sont dans des situations dramatiques. Hélas, bien souvent, l’interpellation est tellement tardive que nous avons peu de temps et de moyens pour agir.
Or, nous avons souvent besoin de temps pour comprendre, analyser et ainsi proposer le meilleur accompagnement possible aux professionnel·les.

Notre ambition est grande : il s’agit de pouvoir répondre à tout type de situation, quelque soit le type de gestionnaire. Mais elle demande du sérieux et pour cela, il n’est pas question d’improviser.

Le SNPPE vous demande de ne pas hésiter à nous informer de vos situations le plus tôt possible. Et, pour donner les moyens de faire face à l’urgence, il rappelle une valeur qui lui tient à cœur : la SOLIDARITE.

Nous recevons régulièrement des interrogations sur à quoi sert le SNPPE ? Et bien… à cela : à écouter, accompagner les pros en difficultés tout en défendant l’ensemble du secteur au niveau national.

Pour cela, le SNPPE croit à cet engagement réciproque d’aide et d’assistance ou de collaboration entre les adhérent·e·s du fait du lien qui les unit.

Dans un contexte plus que jamais tourmenté par la situation sanitaire, le SNPPE est là pour les professionnel·les.
Offrez au SNPPE les moyens de TOUS les aider :
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