Grève des crèches : deux directrices racontent les difficultés d’un secteur à bout

Grève des crèches : deux directrices racontent les difficultés d’un secteur à bout

« Ça dévalorise notre formation, soutient Aurélie de Brie, directrice de deux microcrèches près de Marseille et cosecrétaire du Syndicat National des Professionnels de la Petite Enfance (SNPPE). Et ça en dit long sur la perception qu’a la société du secteur de la petite enfance. » Selon l’arrêté, les professionnels non qualifiés doivent bénéficier de 35 heures de formation.« Les 35 heures de formation, ce sont les professionnelles de terrain qui doivent les faire. Mais quand ?, demande-t-elle. Et surtout, au bout de 35 heures, on n’est pas prêt à prendre en charge un groupe de 8 enfants seul. Ce n’est pas une solution pérenne. » Une phrase, prononcée par Xavier Darcos en 2008, reste gravée dans les esprits.

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Crèches en grève : à Figeac et à Cahors, les personnels de la petite enfance inquiets pour leurs conditions de travail – ladepeche.fr

Crèches en grève : à Figeac et à Cahors, les personnels de la petite enfance inquiets pour leurs conditions de travail – ladepeche.fr

Ce mouvement fait suite à l’appel du collectif « Pas de bébés à la consigne » avec l’appui du syndicat national des professionnels de la Petite enfance. Nos revendications portent sur la qualité d’accueil des enfants. Il y a des besoins spécifiques à la toute petite enfance. Aujourd’hui notre métier n’est pas du tout valorisé » regrette Sandrine Bachoux, éducatrice de jeunes enfants.

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Manque de personnel dans les crèches: les pôles de remplacement, «une évolution positive» pour un secteur en tension

Manque de personnel dans les crèches: les pôles de remplacement, «une évolution positive» pour un secteur en tension

Véronique Escames a connu ce système lorsqu’elle travaillait dans une crèche municipale de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines). «On était contentes parce que ça fait du monde en plus, généralement les remplaçantes sont motivées et ça apporte un regard extérieur sur notre structure, ça nous fait avancer, déroule la cosecrétaire générale du Syndicat national des professionnel·le·s de la petite enfance. Après, quand elles viennent une semaine, elles ne connaissent pas les enfants, les enfants ne les connaissent pas, donc ça pose des difficultés avec les plus jeunes.


Source : Manque de personnel dans les crèches: les pôles de remplacement, «une évolution positive» pour un secteur en tension – Libération
«On n’y arrive plus» : pourquoi les personnels des crèches font grève ce jeudi  – Le Parisien

«On n’y arrive plus» : pourquoi les personnels des crèches font grève ce jeudi  – Le Parisien

Elle a noué ce matin une écharpe rouge autour de son cou, traditionnel symbole de révolte. Même si, à 50 ans, Blandine Leroy, éducatrice de jeunes enfants (EJE) en grève ce jeudi à Paris (XIXe) à l’appel du collectif Pas de Bébé à la consigne comme des centaines de directeurs et salariés de crèches ne peut pas être considérée comme une contestataire acharnée.

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À Rouen, professionnels de la petite enfance et élus communistes manifestent en parallèle

À Rouen, professionnels de la petite enfance et élus communistes manifestent en parallèle

Marie-Celine Gosselin, représentante du syndicat national des professionnels de la petite enfance à l’origine du collectif « Pas de bébé à la consigne » détaille les revendications : «   avant, il fallait 7 m² par enfant, nous sommes passés à 5,5 m². Ça veut dire moins d’espace, moins de professionnels pour plus d’enfants et à salaire égale. De plus, depuis le 31 août, les crèches peuvent embaucher des personnes sans diplôme ni formation. Il va falloir les former sur le terrain, au détriment des enfants. Nous luttons également contre la dévalorisation du métier. »

Source : À Rouen, professionnels de la petite enfance et élus communistes manifestent en parallèle – Paris-Normandie