par admin | Déc 29, 2025 | Vie du syndicat
Conformément aux articles 13.1 et 16 des statuts du Syndicat National des Professionnel·le·s de la Petite Enfance (SNPPE), modifiés et adoptés lors du Congrès national exceptionnel du 19 juin 2025, le Bureau National rend publics les comptes annuels de l’exercice clos au 31 décembre 2024.
Cette publication s’inscrit dans une démarche de transparence financière, d’indépendance syndicale et de responsabilité à l’égard de l’ensemble des adhérent·es.
Cadre statutaire et réglementaire
Les statuts du SNPPE prévoient que :
- les comptes annuels sont arrêtés au 31 décembre de chaque exercice ;
- ils sont certifiés par la Commission de Contrôle ou par un expert-comptable désigné par le Bureau National ;
- ils sont approuvés par le Bureau National avant toute publication ;
- ils sont rendus publics, au plus tard le 31 décembre de l’année suivant la clôture de l’exercice concerné, notamment par une mise en ligne sur le site internet du SNPPE et par leur publication sur le site du Journal Officiel, rubrique «organisations syndicales et professionnelles ».
Cette procédure est indépendante du Congrès National, qui conserve la compétence d’approbation politique des orientations budgétaires du syndicat.
Certification, contrôle et approbation des comptes
Les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2024 ont été arrêtés conformément aux règles statutaires.
Ils ont été examinés par la Commission de Contrôle du SNPPE, dans les conditions prévues par les statuts.
Le rapport de la Commission de Contrôle a été transmis au Bureau National.
Les comptes annuels ont ensuite été approuvés par le Bureau National du SNPPE, préalablement à leur publication.
Publicité et accès aux documents
Les comptes certifiés de l’exercice 2024 sont rendus publics :
- par leur mise en ligne sur le site internet du SNPPE ;
- par leur publication sur le site du Journal Officiel, rubrique « organisations syndicales et professionnelles ».
Le document financier complet (bilan, compte de résultat et annexes) est mis à disposition en téléchargement.
🔒 Note aux adhérent·es
La publication annuelle des comptes constitue désormais une pratique pérenne du SNPPE, conformément à ses statuts.
Elle vise à garantir la clarté de la gestion financière, l’indépendance du syndicat et la confiance des professionnel·le·s de la petite enfance qu’il représente.
par admin | Déc 17, 2025 | communiqué
Depuis plusieurs années, le Syndicat National des Professionnel·le·s de la Petite Enfance (SNPPE) est régulièrement interpellé par des professionnel·le·s et des familles au sujet de dysfonctionnements persistants dans certaines crèches gérées par le groupe La Maison Bleue, en particulier lorsqu’elles relèvent de délégations de service public (DSP).
En Moselle, ces alertes se sont multipliées au fil du temps, concernant plusieurs structures situées sur le territoire de la Communauté de Communes du Pays Orne-Moselle (CCPOM). Elles portent sur des difficultés d’organisation, de continuité de service, de conditions de travail des équipes, mais aussi sur la qualité de l’accueil proposé aux enfants et à leurs familles.
Une démarche formelle, encadrée par la loi
Face à la persistance de ces signalements, le SNPPE a fait le choix d’une démarche institutionnelle et responsable.
Le 6 novembre 2025, le syndicat a ainsi saisi officiellement, par courriers recommandés, le Préfet de la Moselle, le Président du Conseil départemental et le Directeur de la CAF de Moselle, sur le fondement de l’article L.2324-2 du Code de la santé publique.
Cette disposition confie précisément à ces autorités une mission de contrôle des établissements d’accueil du jeune enfant, tant sur le plan de la sécurité et du bien-être des enfants que sur l’utilisation des fonds publics et le respect des obligations réglementaires.
L’objectif du SNPPE était clair :
👉 permettre que des contrôles coordonnés soient diligentés,
👉 objectiver la situation,
👉 et garantir que le service public délégué réponde effectivement aux exigences légales.
Une alerte relayée… mais toujours sans réponse
Cette démarche n’est pas restée confidentielle.
Le 8 décembre 2025, le média Ici Lorraine (Radio France) a relayé publiquement la saisine du SNPPE, donnant une visibilité régionale aux inquiétudes exprimées par les professionnel·le·s et les familles.
Pourtant, plusieurs semaines après l’envoi des courriers, et plusieurs jours après cette médiatisation, le SNPPE n’a reçu aucune réponse officielle des autorités sollicitées.
Ni accusé de réception, ni information sur d’éventuels contrôles en cours, ni calendrier.
Ce silence interroge.
Il interroge d’autant plus que les faits signalés sont documentés, répétés dans le temps, et concernent des structures accueillant de très jeunes enfants dans le cadre d’un service public.
Rendre publique une démarche restée sans suite
C’est dans ce contexte précis que le SNPPE a fait le choix de rendre publique sa démarche.
Non pour polémiquer.
Non pour stigmatiser.
Mais pour rappeler les responsabilités de chacun et refuser que l’inaction devienne la réponse institutionnelle face à des alertes aussi graves.
La publication du communiqué ci-dessous vise à :
- informer les professionnel·le·s et les familles ;
- alerter l’opinion publique locale ;
- et appeler les autorités compétentes à exercer pleinement leurs missions de contrôle et de protection.
Le SNPPE continuera d’agir avec la même ligne : exigence, responsabilité et défense de l’intérêt général, dans un secteur où la qualité de l’accueil et la sécurité des enfants ne peuvent souffrir aucun compromis.
Source photo : Google Street View – © Google
par admin | Déc 15, 2025 | communiqué
La publication du décret du 10 décembre 2025 et de l’arrêté du 12 décembre 2025 créant le titre professionnel d’« intervenant éducatif petite enfance » (IEPE) marque un tournant préoccupant pour l’accueil du jeune enfant en France.
Présentée comme une réponse pragmatique à la pénurie de professionnel·le·s, cette réforme s’inscrit en réalité dans une logique de dérégulation profonde du secteur, au détriment des métiers, des équipes et de la qualité de l’accueil.
Depuis plusieurs années, les constats sont pourtant largement partagés et documentés :
la crise de la petite enfance ne résulte ni d’un manque de diplômes, ni d’une insuffisance de formations, mais de conditions de travail dégradées, de rémunérations insuffisantes et d’un déficit chronique de reconnaissance professionnelle.
Plutôt que de répondre à ces causes structurelles, l’État fait aujourd’hui le choix d’une réponse de court terme, fondée sur un abaissement implicite des exigences de qualification et sur une mise en concurrence des diplômes.
Le titre IEPE illustre cette dérive :
- il fragilise les auxiliaires de puériculture, profession réglementée à socle sanitaire,
- il affaiblit le rôle éducatif structurant des éducateur·rice·s de jeunes enfants,
- il expose les équipes à une perte de lisibilité des responsabilités,
- et il crée, pour ses propres titulaires, une précarité diplômante, le titre étant limité dans le temps sans garantie de reconnaissance durable.
Face à ces enjeux majeurs, le Syndicat National des Professionnel·le·s de la Petite Enfance (SNPPE) a pris une position claire et assumée : refuser la banalisation de cette réforme, alerter sur ses conséquences et appeler à une mobilisation collective.
Retrouver le communiqué de ce jour.
Retrouvez également une FAQ du SNPPE pour répondre à toutes vos questions sur le communiqué et sur le titre professionnel de niveau IV d’Intervenant Educatif Petite Enfance
par admin | Déc 3, 2025 | News
À 48 heures de l’ouverture de la Conférence Travail & Retraites, le SNPPE rend public “Les gestes invisibles”, un document inédit qui analyse la pénibilité réelle vécue par les professionnelles de la petite enfance.
Ce livret, transmis ce jour à l’ensemble des parlementaires, organisations professionnelles et partenaires sociaux, synthétise les données les plus marquantes sur l’usure des corps tout au long d’une carrière.
➡️ Lire la page complète et télécharger le livret
Pourquoi publier ce livret maintenant ?
Parce que la Conférence Travail & Retraites ouvre le 5 décembre et que la petite enfance risque encore d’être ignorée. Il fallait documenter les réalités du terrain avant le cadrage gouvernemental.
Est-ce un avis syndical ou une étude technique ?
C’est un document hybride : analyse ergonomique, chiffrages, synthèse de données existantes, mais aussi prise de position syndicale.
Pourquoi ces chiffres ne sont-ils jamais pris en compte ?
Parce que la pénibilité des métiers féminisés reste invisibilisée, et que le système actuel ne reconnaît pas la réalité de l’exposition quotidienne.
Qui a reçu le livret ?
Tous les parlementaires, les syndicats employeurs, les organisations professionnelles, les partenaires sociaux et les médias spécialisés.
Que demande le SNPPE ?
Une reconnaissance officielle de la pénibilité, l’intégration dans le C2P, et l’ouverture d’un chantier national dédié.