Crèches privées : Arte révèle les dérives d’un système à bout de souffle

Crèches privées : Arte révèle les dérives d’un système à bout de souffle

Ce soir, la chaîne Arte diffuse un documentaire coréalisé par Coraline Salvoch et Alain Pirot qui met en lumière les dérives du secteur des crèches privées lucratives.
Sous-effectifs organisés, repas rationnés, pression financière sur les équipes, captation de financements publics via des montages immobiliers… autant de pratiques qui fragilisent la qualité de l’accueil des jeunes enfants et épuisent les professionnel·le·s.

Ce film rejoint ce que le SNPPE dénonce depuis sa création :
➡️ l’argent public nourrit les profits des grands groupes,
➡️ la logique de la rentabilité prime sur la bientraitance,
➡️ et tout le secteur est contaminé, y compris l’associatif et le public, contraints de s’aligner dans la concurrence.

Le SNPPE appelle une nouvelle fois à des actes clairs :

  • Revaloriser les salaires,
  • Garantir les effectifs et la qualification,
  • Renforcer les contrôles publics,
  • Sortir la petite enfance de la logique lucrative pour construire un vrai service public.

👉 Lire le communiqué complet ⤵️

Arte confirme les dérives du business des crèches : le SNPPE alerte depuis 5 ans

Arte confirme les dérives du business des crèches : le SNPPE alerte depuis 5 ans

Le documentaire mis en ligne aujourd’hui sur arte.fr, avant sa diffusion télévisée le 9 septembre, met en lumière ce que les professionnel·les de la petite enfance dénoncent depuis des années : quand la logique de profit l’emporte sur la qualité d’accueil des enfants et sur les conditions de travail des salarié·es.

Sous-effectifs organisés, repas rationnés, pressions financières, enrichissement des dirigeants grâce à l’argent public : autant de réalités déjà documentées par des enquêtes journalistiques et des rapports officiels.

Depuis 5 ans, le SNPPE accompagne des salarié·es confrontés à ces dérives, qu’il s’agisse de People & Baby, des Petits Chaperons Rouges, de La Maison Bleue, de Babilou ou encore de NeoKids/Infans. Dans ce documentaire, une directrice aujourd’hui membre de notre Bureau National témoigne : preuve que le syndicat est à la fois un soutien de terrain et une voix collective pour transformer l’indignation en action.

Le SNPPE rappelle ses revendications :

  • un service public de la petite enfance,
  • la fin du financement public des groupes lucratifs,
  • la revalorisation et la reconnaissance des professionnel·les,
  • le respect des normes de qualité et des effectifs.

Ce documentaire est une nouvelle preuve. Il est temps que l’État et les collectivités tirent les conséquences : chaque euro public doit aller à la qualité d’accueil et au respect des professionnel·les, pas aux actionnaires.

Réforme des diplômes du travail social : une destruction programmée

Réforme des diplômes du travail social : une destruction programmée

Le 20 août 2025, plusieurs associations professionnelles et organisations syndicales – dont la FNEJE, l’ANAS, France ESF, le SNPPE et d’autres – ont publié un communiqué commun pour dénoncer la réforme en cours des diplômes d’État du travail social (éducateurs spécialisés, éducateurs techniques spécialisés, éducateurs de jeunes enfants, assistants de service social, conseillers en économie sociale et familiale).

Une réforme imposée sans concertation

Comme nous l’avons collectivement rappelé, les premiers concernés n’ont pas été consultés.
Les calendriers fixés par la DGCS, en plein cœur de l’été, rendent tout travail sérieux de contre-proposition impossible. Les référentiels transmis contiennent de nombreuses incohérences et marquent un recul considérable :

  • Disparition du mémoire au profit d’un simple contrôle continu, propre à chaque centre de formation.
  • Fin du caractère national des diplômes, remplacés par des « diplômes d’école » ou de centres.
  • Admission facilitée au détriment de l’exigence et de la qualité.
  • Stages transformés en « immersions » morcelées, rendant impossible une réelle professionnalisation.

Tout cela traduit un désengagement clair de l’État et un profond mépris pour les professionnels comme pour les publics qu’ils accompagnent.

Un parallèle inquiétant avec la petite enfance

Au SNPPE, nous établissons un lien direct avec ce qui se prépare dans notre secteur.
La création du titre professionnel de niveau IV pour la petite enfance s’inscrit dans la même logique :

  • Former vite et à bas coût.
  • Déqualifier des métiers déjà fragilisés.
  • Remplacer des diplômes exigeants par des certifications au rabais.

Dans le travail social comme dans la petite enfance, les conséquences sont les mêmes : perte de sens, perte de reconnaissance et mise en danger des personnes accompagnées.

Notre position

Nous refusons cette destruction des diplômes d’État.
Nous demandons :

  • Le maintien du caractère national et exigeant des certifications.
  • Des conditions d’admission crédibles et sélectives.
  • Des temps de formation théoriques et pratiques suffisants, garantissant les spécificités de chaque métier.
  • Une véritable concertation avec les organisations représentatives.

✊ Défendre la valeur des diplômes, c’est défendre la qualité de l’accompagnement, la dignité de nos métiers et la protection des plus vulnérables.

Crèches INFANS : le SNPPE alerte les autorités face à une situation alarmante

Crèches INFANS : le SNPPE alerte les autorités face à une situation alarmante

Le 3 juillet 2025, le tribunal de commerce de Lyon a ordonné la cessation immédiate d’activité de plusieurs micro-crèches du groupe privé INFANS.

Pourtant, un mois plus tard, certaines crèches continuent d’accueillir des enfants, avec un risque assurantiel sûrement non-couvert. Les salarié·es, non licencié·es, travaillent dans l’insécurité juridique.

Cette situation illustre les dérives du secteur privé lucratif de la petite enfance : fermeture brutale, maintien d’activité hors cadre, et pression sur les professionnel·les. Le modèle marchand montre ses limites, comme le soulignent les récents appels à subventions supplémentaires par les fédérations du secteur privé.

Le SNPPE a saisi les autorités concernées (PMI, DREETS, juge, ministère) et dénonce :

  • des faits laissant craindre un contournement des décisions de justice,
  • un manque de transparence préoccupant autour des informations sur d’éventuels repreneurs,
  • et un risque d’atteinte aux droits élémentaires des professionnel·les de la petite enfance.

Le SNPPE réuni en congrès extraordinaire

Le SNPPE réuni en congrès extraordinaire

Le 19 juin 2025, les membres du SNPPE se sont réunis en visioconférence pour un congrès extraordinaire, afin d’adapter le fonctionnement du syndicat aux obligations réglementaires.

Ce moment de vie démocratique a permis d’adopter des ajustements dans les statuts du SNPPE, en toute transparence, pour continuer à porter la voix des professionnel·les du secteur dans les meilleures conditions.

Il a également été l’occasion d’accueillir deux nouvelles membres au sein du Bureau National, poursuivant ainsi notre volonté d’ouverture à toutes les professions de la petite enfance représentées dans notre organisation.

Enfin, une nouvelle composition du Bureau National a été validée début juillet, assurant une équipe mobilisée, pluraliste et engagée au service de toutes et tous.

Merci à toutes les personnes présentes ou représentées, et à celles et ceux qui s’impliquent chaque jour pour faire vivre notre syndicat.