Suite à la réforme des diplômes du travail social les portant au niveau interministériel II, un choix volontaire du syndicat employeur ELISFA pour ses adhérents, suivi par l’ACEPP, fait évoluer la rémunération des EJE, quelque soit leur fonction, sur le critère 1, celui de la formation professionnelle requise. Cette évolution entraîne l’attribution de 32 ou 74 points de pesée supplémentaires, sachant que la valeur du point est, à ce jour, de 55€. Par ailleurs, ELISFA rappelle le principe fondamental du Code du Travail qui énonce qu’ « à travail égal, salaire égal « , car rien ne différencie les missions des EJE nouvellement ou anciennement diplômés. Cette décision impacte donc l’ensemble la branche de la CCN des Acteurs du Lien Social et Familial (ALISFA, juin 1983).
Enfin, ce syndicat employeur demande aux pouvoirs publics et à la CNAF de tenir compte de cette revalorisation salariale des EJE dans les financements PSU à venir, ceci pour l’instant sans retour. L’Etat, quant à lui, maintient sa position, depuis la réforme des DE, de ne pas permettre la rétroactivité de cette évolution de nomenclature à l’ensemble des travailleurs sociaux d’un même diplôme. Pour information, suite à la publication de notre 1er baromètre des salaires et à notre demande de revalorisation de tous les salaires du secteur, la FFEC nous a répondu qu’elle « ne s’opposerait pas a ce que les financements publics prennent en charge » ces revalorisations, que nous trouvons absolument indispensables. Ceci nous montre que le secteur privé lucratif n’est pas prêt, lui, à participer à cet effort. Pour autant, nous vous encourageons à engager le dialogue avec votre employeur en cette période de construction des budgets prévisionnels. Bon courage !
Votre enfant est accueilli en crèche. Avec la crise sanitaire qui se prolonge, vous vous posez des questions. Que se passe-t-il s’il tombe malade ? Si un autre enfant est positif au Covid-19 ? La crèche fermera-t-elle s’il y a un cas de Covid-19 ? Quel est le protocole sanitaire des crèches ? Les réponses à vos questions, avec Cathy Ligère, membre du bureau national du Syndicat national des Professionnels de la petite enfance.
Dans cette situation de crise sanitaire et politique sans précédent, le SNPPE demande que le gouvernement replace dans leurs rôles respectifs les interlocuteurs de Santé légitimes tant des professionnel·le·s de la Petite Enfance que du public si particulier qu’elles et ils accueillent. Les médecins du travail et ceux de PMI sont en effet au centre de la démarche de sécurité, de protection et de respect des cadres réglementaires intervenant dans les différents types d’accueil.
Le Syndicat National des Professionnels de la Petite Enfance prend acte et est plutôt en accord avec cette obligation vaccinale . « On ne peut être contre une mesure qui tend à protéger les professionnels explique-t- il. Tout en reconnaissant que sa mise en œuvre ne sera ni simple, ni facile ! Mais il y voit aussi l’occasion pour les professionnels de pouvoir enlever le masque ce qui sera un vrai soulagement par rapport aux enfants.
Le SNPPE a pris connaissance dans la presse économique des projets de vente de plusieurs groupes de crèches privées : Liveli, Grandir, La Maison Bleue.
Alors que le secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles se déplaçait cette semaine auprès de la Fédération Française des Entreprises de Crèches lors de son Assemblée Générale, signe fort du grand soutien du gouvernement pour le secteur privé lucratif, deux groupes de cette fédération sont en vente. Après une autre enseigne déjà vendue l’année dernière au sein de cette fédération, le SNPPE constate une accélération de ces opérations financières.
Le SNPPE alerte les familles et les professionnel·les sur les dangers de la marchandisation du secteur de la petite enfance. Le risque de casse sociale n’est pas négligeable.