METIERS DE LA PETITE ENFANCE

par | Août 13, 2020

Les fiches sont complétées régulièrement.

Accompagnant·e éducatif·ve petite enfance

Rôle et positionnement
L’Accompagnant·e Éducatif·ve Petite Enfance assure l’accompagnement global des enfants de 0 à 6 ans, en garantissant leur sécurité physique, affective et sanitaire. Il/elle contribue au développement moteur, social et cognitif de l’enfant, en s’inscrivant dans un cadre éducatif structurant et bienveillant.

Missions principales

  • Accueillir quotidiennement les enfants et leurs familles dans un climat de confiance.
  • Participer aux soins d’hygiène, à l’alimentation, aux temps de repos et aux transitions.
  • Proposer et animer des activités d’éveil adaptées aux besoins individuels.
  • Observer, repérer, rendre compte à l’équipe des besoins ou évolutions.
  • Participer au projet éducatif, au projet pédagogique et au projet d’établissement.
  • Assurer l’entretien courant des espaces et du matériel destinés aux enfants.

Formation / qualification

  • CAP AEPE ou diplôme équivalent reconnu au RNCP.
  • Possibilité d’évolution via VAE vers les diplômes d’Auxiliaire de Puériculture ou d’Éducateur·trice de Jeunes Enfants.

Contributions spécifiques dans les EAJE
L’AEPE garantit la continuité éducative au sein de l’équipe, soutient la dynamique collective et joue un rôle essentiel dans la prévention, l’observation du développement et l’inclusion des enfants.

Auxiliaire de puériculture

Rôle et expertise
L’Auxiliaire de Puériculture est un·e professionnel·le qualifié·e du soin, dédié·e à l’accompagnement du jeune enfant dans son développement global. Son rôle couvre l’hygiène, la santé, la prévention, l’éveil, tout en participant étroitement au soutien à la parentalité.

Missions principales

  • Réaliser les soins quotidiens dans le respect des protocoles.
  • Mettre en œuvre des activités d’éveil adaptées aux besoins et capacités des enfants.
  • Observer, prévenir et repérer les signes d’inconfort, de fatigue ou de situation inhabituelle.
  • Travailler en coordination avec l’équipe pluridisciplinaire.
  • Participer aux projets pédagogiques, éducatifs et de santé.

Formation

  • Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP).
  • Spécialisation possible : puériculture, PMI, handicap, périhospitalier.

Lieux d’exercice

  • Crèches, multi-accueils, pouponnières.
  • Hôpitaux, maternités, pédiatrie.
  • Protection de l’enfance, PMI, CAMSP.
  • Structures spécialisées.
Assistant·e Maternel·le

Rôle et responsabilité
L’Assistant·e Maternel·le accueille à son domicile ou en MAM des enfants de 0 à 18 ans, en assurant un cadre sécurisé, chaleureux et stimulant. Professionnel·le autonome, il/elle est salarié·e  des familles dont il/elle garde l’enfant et s’inscrit dans un accompagnement personnalisé et individualisé.

Missions principales

  • Accueil et accompagnement individualisé des enfants.
  • Mise en place d’activités éducatives, langagières, sensorielles et motrices.
  • Observation fine du développement et transmission régulière aux parents.
  • Organisation du quotidien, respect des rythmes, soutien à la socialisation.
  • Participation à des regroupements, ateliers, relais petite enfance.

Cadre réglementaire

  • Agrément délivré par le Conseil Départemental.
  • Obligations de formation initiale et continue.
  • Responsabilité professionnelle engagée.

Lieux d’exercice

  • Domicile professionnel.
  • Maison d’Assistants Maternels (MAM).
  • Crèche familiale (avec lien hiérarchique à un employeur).
Éducateur de Jeunes Enfants

Rôle et identité professionnelle
L’Éducateur·trice de Jeunes Enfants est un·e professionnel·le spécialiste du développement de l’enfant et de l’éducation en accueil collectif ou individuel. Il/elle conçoit, met en œuvre et évalue les actions éducatives favorisant l’autonomie, la socialisation et le développement global des enfants de 0 à 7 ans.

Missions principales

  • Élaboration du projet éducatif et contribution au projet pédagogique.
  • Analyse et observation des besoins individuels et collectifs.
  • Conception d’aménagements favorisant la motricité libre, le langage, la participation et l’éveil.
  • Soutien à la parentalité, entretiens, accompagnement individualisé.
  • Travail en réseau, articulation avec les partenaires médico-sociaux.
  • Développement de démarches d’inclusion, prévention précoce, réduction des inégalités.

Formation

  • Diplôme d’État d’Éducateur de Jeunes Enfants (DEEJE).
  • Possibilité d’évolution : direction, coordination, analyse de pratiques, intervention sociale.

Lieux d’exercice
Crèches, haltes-garderies, ludothèques, RPE, centres sociaux, protection de l’enfance, dispositifs d’inclusion, établissements spécialisés, accompagnement parental.

Garde à domicile / Auxiliaire parentale

Rôle et positionnement professionnel
La garde d’enfant à domicile — souvent appelée auxiliaire parentale — accompagne un ou plusieurs enfants directement au domicile des familles, dans un cadre individualisé et sécurisant. Elle assure une continuité éducative et affective en l’absence des parents, en s’adaptant aux habitudes familiales tout en garantissant un cadre professionnel conforme aux besoins fondamentaux de l’enfant.

Missions principales

  • Assurer la prise en charge quotidienne des enfants : repas, soins d’hygiène, sommeil, accompagnements extérieurs, activités d’éveil.
  • Proposer des jeux, sorties et stimulations adaptées à l’âge, au développement et aux centres d’intérêt de l’enfant.
  • Soutenir les routines familiales, instaurer un environnement prévisible et apaisant.
  • Observer l’évolution de l’enfant et rendre compte aux parents des besoins, progrès ou difficultés éventuelles.
  • Garantir la sécurité physique et affective dans le cadre du domicile familial.
  • Le cas échéant, assurer la garde partagée entre plusieurs familles.

Lieux et modalités d’exercice

  • Domicile d’une famille employeur.
  • Domicile de deux familles dans le cadre d’une garde partagée.
  • Possibilité d’exercice via une entreprise mandataire ou prestataire, avec un statut salarié.

Cadre réglementaire et responsabilités

  • Contrat de travail établi par les parents employeurs ou par la structure qui recrute (entreprise de garde d’enfants, association).
  • Respect des règles d’hygiène, de sécurité et des normes en vigueur.
  • Responsabilité professionnelle directe sur la sécurité des enfants.
  • Obligations déclaratives pour les employeurs particuliers (PAJE, CESU, etc.).

Formation / compétences requises

  • Aucune obligation légale de diplôme, mais l’exercice professionnel nécessite des compétences solides en sécurité des enfants, hygiène, développement de l’enfant et communication avec les familles.
  • Le CAP AEPE, les formations aux premiers secours, et les formations internes des entreprises sont fortement valorisées.
  • Sens de l’organisation, patience, créativité, autonomie et réactivité.

Spécificités du métier

  • Travail en autonomie complète, sans équipe présente sur place.
  • Relation de confiance forte et directe avec les familles.
  • Adaptation constante à l’environnement familial et au rythme propre de l’enfant.
  • Grande amplitude horaire possible : horaires atypiques, garde tôt le matin, tard le soir ou durant les vacances scolaires.

Débouchés et évolutions possibles

  • Garde d’enfants au domicile, auxiliaire familiale.
  • Transition vers assistante maternelle, crèche, écoles maternelles, via VAE ou formation.
Infirmière-puéricultrice

Rôle & missions
Professionnel·le de santé spécialisé·e dans la petite enfance, l’infirmier·ère puériculteur·trice assure le suivi sanitaire, préventif et de développement de l’enfant (suivi médical, hygiène, alimentation, sommeil), accompagne les parents (conseils, soutien à la parentalité), et peut intervenir en crèche, PMI, CAMSP, hôpital, services de protection de l’enfance, ou garde à domicile.

Lieux d’exercice
Maternités, pédiatrie, néonatalogie, PMI, CAMSP, crèches, centres médico-sociaux, services de protection maternelle et infantile, établissements de rééducation, services hospitaliers, structures d’accueil spécialisé, etc.

Formation
Diplôme initial d’infirmier (ou sage-femme), puis spécialisation en puériculture (formation spécialisée d’un an) pour obtenir le titre de puériculteur·trice.

Compétences & qualités
Compétences infirmières, vigilance permanente à la santé et au bien-être de l’enfant, sens de l’écoute, capacité d’analyse, accompagnement des familles, adaptabilité, rigueur, sens de la prévention, capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire, respect des protocoles sanitaires.

Débouchés & perspectives
Travail en structures sanitaires, médico-sociales, crèches, PMI, hôpitaux, centres de rééducation, CAMSP, ou à domicile ; possibilité d’évolution vers des rôles de coordination, d’encadrement, d’accompagnement à la parentalité, ou d’intégration dans des services spécialisés (enfant en situation de handicap, protection de l’enfance, etc.).

Enjeux – regard SNPPE
Le rôle de puériculteur·trice est primordial pour garantir la santé, la sécurité et le développement global des enfants. Pourtant, les contraintes de recrutement, la pénibilité, le manque de reconnaissance financière et institutionnelle — et la tentation d’un « tout éducatif » sans appui sanitaire — fragilisent le statut de ces professionnel·les.

Directeur·trice d’Établissement d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE)

Rôle et positionnement stratégique
Le·la Directeur·trice d’EAJE pilote l’ensemble du fonctionnement de la structure, tant sur le plan éducatif que sanitaire, administratif, financier et humain. Il/elle garantit la qualité de l’accueil, la sécurité des enfants, la conformité réglementaire et le bon fonctionnement de l’équipe pluridisciplinaire. Véritable pivot de l’établissement, c’est un métier à fortes responsabilités, nécessitant expertise, polyvalence et capacité décisionnelle.

Missions principales

  • Assurer le pilotage global de l’établissement : organisation, gestion quotidienne, décisions opérationnelles.
  • Garantir la conformité aux réglementations (CSP, PMI, sécurité, hygiène, protocoles, taux d’encadrement).
  • Manager et accompagner l’équipe : coordination, soutien professionnel, entretiens, cohésion.
  • Élaborer, mettre en œuvre et évaluer le projet d’établissement et le projet pédagogique.
  • Garantir le lien avec les familles : communication, médiation, soutien à la parentalité.
  • Gérer les relations avec les partenaires institutionnels : CAF, PMI, collectivités, services sociaux, associations.
  • Piloter les budgets, les effectifs, les plannings et assurer un suivi RH cohérent.
  • Prévenir les risques professionnels et veiller au climat de travail.

Formation / qualifications

Pour exercer la fonction de direction d’un EAJE, plusieurs voies sont légalement possibles :

1️⃣ Diplômes permettant d’accéder directement à la direction

  • Docteur·e en médecine,
  • Puéricultrice / Puériculteur diplômé·e d’État,
  • Éducateur·trice de jeunes enfants (DEEJE).

👉 Dans ces trois cas, une expérience de trois ans auprès de jeunes enfants est obligatoire, sauf exceptions prévues pour certaines structures de petite capacité.

2️⃣ Via l’expérience en EAJE

Peut diriger un EAJE une personne justifiant d’au moins trois ans d’expérience dans l’une des fonctions suivantes :

  • direction,
  • direction adjointe,
  • responsabilité technique,
  • référent·e technique dans un ou plusieurs EAJE.

⚠️ Si l’accès se fait via l’expérience en tant que référent technique, la personne doit obligatoirement détenir le diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture (DEAP) à la date de prise de fonction.

3️⃣ Via d’autres qualifications + certification de niveau 6

Peut également diriger un EAJE une personne :

  • titulaire de l’une des qualifications mentionnées aux 4° à 11° du II de l’article R2324-35,
    et
  • titulaire d’une certification professionnelle de niveau 6 (licence / bac+3) inscrite au RNCP, attestant de compétences en management ou en direction.

👉 Cette voie nécessite également trois ans d’expérience professionnelle auprès de jeunes enfants.

Compétences attendues
Leadership, expertise réglementaire, capacité décisionnelle, organisation, accompagnement éducatif, gestion RH, maîtrise du cadre sanitaire, qualités relationnelles, gestion de crise et médiation.

Débouchés & évolutions
Direction multi-sites, coordination petite enfance, chef de service/pôle, direction de structure médico-sociale, conseil, formation, gestion de projets petite enfance.

Coordinateur·rice Petite Enfance

Rôle et positionnement territorial
Le·la Coordinateur·rice Petite Enfance organise, pilote et anime la politique petite enfance d’une collectivité, d’un réseau associatif ou d’un groupe de structures. Il/elle garantit la cohérence des actions, soutient les équipes, articule les dispositifs et veille à l’application du cadre réglementaire à l’échelle d’un territoire ou d’un ensemble d’établissements.

Missions principales

  • Pilotage et animation du réseau des EAJE du territoire.
  • Soutien méthodologique aux directions et équipes (pédagogie, réglementation, gestion).
  • Élaboration et suivi du schéma petite enfance, CTG, projets familiaux et territoriaux.
  • Mise en cohérence des projets éducatifs, pédagogiques et d’établissement.
  • Organisation de formations, temps de supervision, analyse des pratiques.
  • Travail partenarial : CAF, PMI, Éducation nationale, CCAS, associations, élus.
  • Veille réglementaire et soutien aux procédures PMI.
  • Accompagnement des démarches qualité (taux d’encadrement, continuité éducative, inclusion).
  • Suivi budgétaire et analyse des besoins du territoire.

Formation / qualifications
Diplômes généralement de niveau 6 ou 7 :

  • DEEJE, IP, éducateurs spécialisés + formation complémentaire,
  • Licence/Master petite enfance, intervention sociale, politiques publiques, coordination,
  • Expérience préalable en direction ou encadrement fortement recommandée.

Compétences attendues
Vision stratégique, coordination, pilotage de projets, capacité d’analyse, maîtrise du cadre réglementaire, animation de réseau, communication professionnelle, accompagnement des équipes, écriture de projets.

Débouchés & évolutions
Chef de service/pôle, responsable de secteur EAJE, direction de service enfance-famille, chargé·e de mission au niveau départemental ou CAF, pilotage de politiques publiques.

Chef·fe de Service / Chef·fe de Pôle Petite Enfance

Rôle et responsabilités
Le·la Chef·fe de Service ou Chef·fe de Pôle Petite Enfance supervise un ensemble d’établissements ou de dispositifs (crèches, RPE, services parentalité, accueils périscolaires 0-6 ans). C’est un cadre intermédiaire ou supérieur, garant de la mise en œuvre des orientations politiques, du pilotage opérationnel et de la qualité des services publics ou associatifs dédiés à la petite enfance.

Missions principales

  • Encadrer les directions d’EAJE et assurer l’appui managérial.
  • Organiser et piloter l’offre petite enfance à l’échelle d’une collectivité ou d’une association.
  • Assurer la gestion financière, budgétaire et RH de l’ensemble du pôle.
  • Déployer les orientations politiques (élus, CA, direction générale).
  • Garantir l’application du cadre réglementaire dans toutes les structures.
  • Conduire les projets de modernisation, d’extension ou d’innovation éducative.
  • Piloter la qualité de l’accueil, l’inclusion, la formation et les projets transversaux.
  • Représenter le pôle auprès des partenaires : CAF, PMI, services sociaux, institutions.

Formation / qualifications

  • Diplômes de niveau 6 ou 7 en management, action sociale, petite enfance, sciences de l’éducation, politiques publiques.
  • Expérience confirmée en direction ou coordination indispensable.

Compétences attendues
Leadership, gestion budgétaire avancée, management de direction, conduite du changement, arbitrage stratégique, compétences juridiques et réglementaires, communication institutionnelle.

Débouchés & évolutions
Direction enfance-famille, direction de centre social, direction générale adjointe dans une collectivité, pilotage de politiques publiques, consulting.