Issu d’une initiative lancée sur les réseaux sociaux en mai 2020, le Syndicat national des professionnels de la petite enfance a pour ambition de rassembler les employés au sein d’une même organisation professionnelle. Sa création a vu le jour au cours de l’été grâce à Cyrille Godfroy, qui œuvre pour la communauté de communes du Bouzonvillois-Trois frontières en qualité de coordinateur petite enfance et qui réside à Guénange. « Je voulais répondre à un manque qui existe dans ce secteur. Je me suis dit que pour accompagner les professionnels, il fallait être du milieu pour mieux cerner les problématiques rencontrées. J’en avais assez qu’on ne soit pas considéré. Ce syndicat a pour vocation de rassembler les personnes qui travaillent aussi bien dans les accueils individuels que collectifs, dans le secteur associatif, privé comme public, dans une crèche ou un multi-accueil sans oublier les auxiliaires, les assistants maternels et les éducateurs. »
Chaque jour, les professionnel·le·s de la petite enfance sont face à un certain nombre d’enfants qui réclament une proximité que nous ne pouvons pas leur refuser. Chaque année, nombre d’entre nous est victime de différents virus, malgré les mesures d’hygiène. Nous ne pouvons en effet pas respecter les distances de sécurité avec les jeunes enfants dont nous assurons l’accueil. Nous ne pouvons pas leur refuser les câlins, les prendre dans nos bras, sur nos genoux pour les consoler, leur donner le biberon, leur apporter les soins nécessaires à leur confort, à leur sécurité affective, à leur bien-être. Nous ne pouvons pas faire notre travail derrière une vitre, en respectant la distanciation, nous sommes obligés d’être en contact direct et proche des enfants qui nous sont confiés tout au long de la journée.
Les suspicions de COVID chez les professionnel·le·s de la petite enfance, entraînent des absences et des difficultés dans les différents services, des manques de personnel pour accueillir les enfants. Les cas de COVID chez les professionnel·le·s de la petite enfance, entraînent des fermetures partielles ou totales des EAJE, entraînant elles-mêmes des difficultés pour les parents qui doivent alors garder leur enfant et s’absenter de leur travail.
C’est pour ces raisons, que nous demandons, à être parmi les professionnel·le·s prioritaires pour que, sur la base du volontariat, nous puissions être vacciné·e·s dans les meilleurs délais. Et ce, afin de garantir un accueil des jeunes enfants dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire possibles.
Tous les jours 15% d’enfants en surnombre en crèche : jamais plus les taux d’encadrement ne pourront en réalité s’appliquer.
La possibilité d’un taux d’encadrement unique de 1 pour 6 appliqué aux bébés : adieu le 1 pour 5.
L’inclusion des apprentis pour 15% dans le calcul du taux d’encadrement : voilà le tour de passe‐passe offert aux gestionnaires pour contourner la réglementation.
Le ratio de 40/60 « en moyenne annuelle » : encore une duperie du gouvernement qui affirmait depuis le départ ne toucher en rien à ce ratio.
5,5 m2 par enfant en zone dense : comment voulez‐vous que les petits dansent ?
Des directions sans expérience professionnelle dans les petites et moyennes crèches : seule la gestion s’impose et la compétence petite enfance implose.
Jusqu’à huit enfants potentiellement en accueil individuel : le gouvernement voudrait‐il brouiller l’image de ces métiers qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
½ heure par mois d’analyse de pratique en crèche et rien de garanti pour les assistante.es maternel.les : ou comment le gouvernement fait grand cas du besoin de penser son métier en petite enfance.
Le gouvernement annonçait une loi de simplification et d’harmonisation : il nous offre la déréglementation aux dépends de la qualité d’accueil des tout‐petits
Le tract de Pas de Bébés à la consigne à télécharger en PDF
Retrouvez les observations du collectif envoyées cette semaine au ministère suite à une dernière version du projet d’ordonnance et de l’avant‐projet de décret portant réforme des modes d’accueil le 15 décembre dernier.
Un appel à la grève a été lancé la semaine dernière en vue de la journée d’action du 3 décembre. Le syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) n’est pas d’accord avec plusieurs propositions du gouvernement. Notamment celle concernant l’espace alloué à chaque enfant.