Des augmentations de salaire pour les professionnels de la petite enfance

Des augmentations de salaire pour les professionnels de la petite enfance

Aujourd’hui, ces métiers n’attirent plus. « Les bas salaires mais aussi les contraintes horaires, le manque de reconnaissance et les conditions de travail de plus en plus dégradées dissuadent les candidats», témoigne Cyrille Godfroy, cosecrétaire du Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE). Il manque actuellement plus de 10 000 personnes dans le secteur, selon les chiffres annoncés par le gouvernement.

Source : Des augmentations de salaire pour les professionnels de la petite enfance
Mainmise honteuse au CA de la CNAF :Le Secteur Privé Lucratif priorise ses intérêts au détriment des professionnel·le·s de la petite enfance

Mainmise honteuse au CA de la CNAF :Le Secteur Privé Lucratif priorise ses intérêts au détriment des professionnel·le·s de la petite enfance

Le SNPPE a pris connaissance, sur le site “Les Pros de la Petite Enfance”, de l’intervention des organisations patronales visant à invoquer des problèmes de procédure pour reporter le vote sur la revalorisation salariale au sein du CA de la CNAF. Ces manœuvres sont orchestrées par le Medef, la 2U2p, la Cpme et la Fnae, dont les représentants du MEDEF, tels que la FFEC et la FESP, sont des syndicats employeurs du secteur privé lucratif de la petite enfance.


Sous couvert de saluer les avancées salariales attribuées au soutien gouvernemental par le biais de la CNAF, les organisations patronales du secteur lucratif engagent un bras de fer avec le gouvernement, mettant en jeu le financement des salaires des micro-crèches PAJE, non concernées par cette annonce, ainsi que le rapport de l’IGAS-IGF sur ces mêmes micro-crèches, dont les conclusions ne semblent pas favorables aux gestionnaires.
Il est particulièrement déplorable que le secteur privé lucratif continue à exercer une emprise sur le domaine de la petite enfance, lui permettant ainsi de faire prévaloir ses intérêts. Cette situation est inadmissible, et le SNPPE condamne fermement cette ingérence.
Depuis la crise sanitaire du COVID, le Président Macron a déclaré faire la promotion de dispositifs pour améliorer la reconnaissance “ de ces femmes et ces hommes sur qui le pays a reposé et que nos économies récompensent si mal ». Tromperie. Les opposants à cette réalité organisent le blocage d’une revalorisation des salaires d’un secteur en crise. Et pourtant la FFEC se plaint de subir la pénurie de professionnel.les. Le patronat refuse de mieux rémunérer les travailleur.euses mais incite l’Etat à subventionner le travail avec des primes, de l’argent public.
Il est important de continuer à faire pression sur les autorités compétentes pour qu’elles prennent des mesures pour remédier à cette situation et garantir que les professionnelles de la petite enfance soient rémunérées de manière juste et équitable pour leur travail essentiel. Les voix de ceux qui sont directement concernés par cette question, y compris les professionnelles de la petite enfance et les familles, doivent être entendues et prises en compte dans le processus décisionnel.
Le SNPPE rappelle l’importance de la reconnaissance et de la juste rémunération des professionnelles de la petite enfance. Il est primordial que leur travail soit valorisé à sa juste valeur, compte tenu de l’importance de leur rôle dans le développement et le bien-être des enfants.
L’obstruction à l’augmentation des salaires des professionnelles de la petite enfance, comme cela semble être le cas dans cette situation, est profondément préoccupante. Si elle vise simplement à accroître les bénéfices des gestionnaires sans considération pour le bien-être des employés, des enfants et des familles, cela ne peut être toléré.
Le SNPPE rappelle avec détermination son engagement à dénoncer les conditions de travail précaires des professionnelles de la petite enfance et les conditions d’accueil dégradées des tout-petits aussi longtemps que l’État et les gestionnaires resteront sourds à ces revendications légitimes.

Communiqué sur la nomination de Mme El-Haïry Ministre déléguée chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles

Communiqué sur la nomination de Mme El-Haïry Ministre déléguée chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles

Le SNPPE donne son avis pour le bien être de :

15 000 000 enfants  

8 000 000 de familles (1 ou 2 parents)

400 000 professionnel.le.s. 

Deux futurs possibles pour les professionnel.le.s de la petite enfance / les enfants et les familles

  • 1ere possibilité -> encore une fois la personne censée nous écouter ne le fait que d’une oreille en dénigrant au passage une très grande partie des citoyens
  • 2eme possibilité -> cette nomination est une vraie décision réfléchie et mesurée ! Nous allons pouvoir commencer à travailler ensemble, afin de mettre en valeur toutes les forces existantes sur les terrains et échanger sur les axes d’améliorations

Nous espérons simplement que la 2eme possibilité sera la bonne !

Il n’est plus l’heure de détailler les CV qui se succèdent.

Les professionnel.le.s et les parents ne demandent qu’une seule chose:

Des mesures fortes qui marqueront à tout jamais un vrai tournant inédit

  • Un accueil de qualité pour tous nos enfants sur tout le territoire : 1 professionnel.le pour 3 enfants dépendants et 1 professionnel.le pour 5 enfants autonomes
  • Un accompagnement à la parentalité digne de ce nom : des professionnel.le.s formé.e.s et des lieux dédiés,  identifiés
  • Une reconnaissance de nos métiers : valorisations des salaires hors primes, pénibilité actée
  • Un véritable plan de réflexion autour des formations initiales réalisé avec les professionnel.le.s qui parlent de ce qu’i.elles connaissent

Le rapport de l’IGAS en Avril 2022, le rapport des 1000 premiers jours en septembre 2020, le rapport Giampino en mai 2016, nous apportent les éléments. Il suffit de les prendre en compte, de prendre en compte la parole des professionnel.les et de se mettre à l’action pour avoir enfin un accueil où les enfants, les adultes de demain, pourront grandir et s’épanouir harmonieusement.

Mme la Ministre, dialoguons rapidement !

Agissez vite !

CAF : une avancée significative pour les journées pédagogiques

CAF : une avancée significative pour les journées pédagogiques

Plusieurs évolutions doivent se mettre en place avec la nouvelle COG (Convention d’Objectifs et de Gestion) de la CNAF pour la période 2023-2027. Cette dernière vient de communiquer sur l’évolution des journées pédagogiques.

Le Financement des Journées Pédagogiques :

À compter du 1er janvier 2024, une mesure phare a été mise en place : la Caisse d’Allocations Familiales (Caf) prend désormais en charge les heures non facturées lors des journées pédagogiques. Cette avancée vise à encourager la tenue effective de ces journées, cruciales pour le développement professionnel des équipes, en fournissant une compensation financière équitable.

Forfait et Calcul du Financement :

Le mécanisme de financement repose sur un forfait équivalent à 10 heures facturées par place et par jour. Cette approche forfaitaire vise à simplifier le processus financier tout en garantissant une couverture adéquate des coûts. Les établissements bénéficient ainsi d’une certaine flexibilité pour organiser des journées pédagogiques sans impact financier négatif.

Bien que la Caf prenne en charge les heures non facturées, cette couverture est plafonnée à trois journées par an et par établissement. Cette limite a été instaurée pour équilibrer le soutien financier tout en encourageant la régularité des journées pédagogiques. Les professionnels de la petite enfance expriment toutefois un intérêt croissant pour une extension de ce soutien financier.

Impact sur la Qualité de l’Accueil :

L’accent mis sur les journées pédagogiques reflète une volonté de renforcer la qualité des services dans les établissements d’accueil du jeune enfant. Ces moments dédiés à la formation continue favorisent l’échange de bonnes pratiques, la réflexion sur les approches pédagogiques, et contribuent ainsi à un environnement plus stimulant et bienveillant pour les enfants.

Conclusion :

Le SNPPE invite les professionnel·le·s à diffuser largement cette information dans les équipes afin de se saisir de ce nouveau levier pour améliorer la qualité d’accueil et donc les conditions de travail. Cette avancée de la CAF doit permettre d’organiser plus de journées pédagogiques sur le temps de travail, condition essentielle pour la reconnaissance sociétale des métiers de la petite enfance. En effet, le syndicat rappelle que le temps de travail des professionnel·le·s ne doit pas se limiter au temps de présence auprès des enfants. Au-delà des journées pédagogiques, les réunions d’équipe doivent aussi se faire sur le temps d’ouverture et non le soir ou le samedi.

la Fronde est-elle Nécessaire pour Sauver la petite Enfance, gabriel Attal ?

la Fronde est-elle Nécessaire pour Sauver la petite Enfance, gabriel Attal ?

Monsieur le Premier Ministre,

Après l’interview de votre ministre de l’Intérieur au 20h de TF1 hier, jeudi 25 janvier, le SNPPE vous informe de son changement de nom. Désormais, la FNSEA (Fédérons Nous pour Sauver la petite Enfance Aujourd’hui) sera votre interlocuteur pour représenter les professionnels de la Petite Enfance.

En effet, les revendications sont nombreuses et tristement semblables à nos confrères et consœurs du secteur agricole :

  • la dignité des professionnel·les de la petite enfance en exercice
    Depuis près de 15 ans, avec le collectif Pas de bébés à la consigne et ses membres, les professionnel·les se mobilisent pour la reconnaissance de leurs professions
  • La juste rémunération de leur travail
    Alors que l’ensemble du secteur de la petite enfance, les gestionnaires comme les organisations professionnelles, réunis au sein du comité de filière petite enfance depuis plus deux ans, sont d’accord sur le fait que le secteur a besoin d’une revalorisation des salaires, aucune décision concrète n’a été prise. Les ministres et les annonces se succèdent mais rien de concret sur les bulletins de paie. Rappel : le SNPPE réclame une revalorisation d’au moins 300 euros mensuels nets pour rattraper le salaire médian français.
  • La nécessité de rétablir des conditions d’exercice du métier acceptables
    Les dérégulations successives depuis plus de 15 ans, la pénurie actée par la CNAF en juillet 2022 ont engendré une accélération de la dégradations des conditions de travail : turn-over, arrêts maladies, burn-out, orientation des professionnel·les dans d’autres secteurs de la petite enfance…

Puisque le secteur agricole souffre et que votre gouvernement, par la voix de votre ministre de l’Intérieur, annonce avoir une grande compassion et une grande écoute avec nos amis agriculteurs, le SNPPE exige une rencontre très rapide avec vous et votre ministre du travail, de la santé et des solidarités dont toutes nos préoccupations sont dans ses attributions.

En l’absence d’écoute et de décisions concrètes pour le secteur de la petite enfance, le SNPPE appellera l’ensemble du secteur de la petite enfance à se mobiliser pour bloquer le pays comme nos confrères et consœurs agriculteurs peuvent le faire.
Si les préoccupations du secteur agricole sont légitimes, les nôtres aussi !

#amavraievaleur