Il est grand temps de faire bouger les lignes, de tourner la page de notre histoire qui, jusque-là, n’a clairement pas été un conte de fée…
À qui la faute me direz-vous ? Et bien aux Ogres de tous bords !
Familles, enfants, professionnelles, nous ne sommes pas des pions permettant aux Ogres de s’engraisser sur notre dos.
N’ayons plus peur de nous positionner, de faire entendre nos voix jusque-là cachées derrière chaque petit caillou semé.
Occupons l’espace !
Pour changer les choses, nous devons être actrice et sortir du cadre qui nous a toujours été imposé. Le soulèvement des Poucettes passe par une mobilisation générale des professionnelles de la petite enfance.
C’est le moment !! Des parlementaires sont prêts à nous écouter et nous soutenir. Il faut se montrer, sortir de notre forêt !
Le collectif Pas de bébés à la consigne appelle à une mobilisation nationale pour défendre la qualité de l’accueil des jeunes enfants. Face à l’inaction des autorités depuis 15 ans, les professionnel·les de la petite enfance, les parents, et les citoyens sont invités à se rassembler le mardi 19 novembre 2024 pour une journée de grève et de manifestations.
Colère et espoir
Ce mouvement reflète une colère envers les réformes régressives du secteur qui ont affecté la qualité des modes d’accueil. Malgré des rapports convergents, aucune action n’a été entreprise pour mettre en œuvre des solutions concrètes.
Cependant, il y a également de l’espoir, car l’urgence de suivre les préconisations pour améliorer les conditions d’accueil des jeunes enfants est maintenant reconnue par toutes les autorités compétentes. Un nouveau gouvernement est en place : ensemble, exigeons qu’il prenne des mesures décisives pour la petite enfance.
Exigences du collectif
Le collectif demande :
Un taux d’encadrement de 1 professionnel·le pour 5 enfants en 2027 et 1 pour 4 en 2030.
L’inversion du ratio 40/60 en faveur des professionnel·les diplômé·es.
L’arrêt du recours à du personnel sans qualification ni expérience.
La formation urgente de 15 000 professionnel·les par an pendant 5 ans.
La reconnaissance des assistant·es maternel·les comme des professionnel·les de la petite enfance, avec accès à une formation continue de qualité.
Une augmentation de 10 % des salaires pour tous les secteurs.
Le SNPPE sera reçu par la Ministre de la Petite Enfance le 28 octobre prochain !
Le Syndicat National des Professionnel·le·s de la Petite Enfance (SNPPE) sera reçu par la nouvelle ministre, Agnès Canayer, pour discuter des enjeux majeurs du secteur. Alors que la crise dans la petite enfance s’intensifie, le SNPPE s’inquiète de la capacité du gouvernement à répondre rapidement et efficacement aux attentes des professionnels·le·s.
Cette rencontre sera l’occasion de défendre nos demandes urgentes et de rappeler que les solutions doivent être axées sur le bien-être des enfants, des familles et des professionnels·le·s. Nous serons particulièrement vigilants quant aux moyens concrets qui seront proposés pour sortir de cette situation critique.
👉 Rendez-vous le 28 octobre pour suivre l’issue de cette rencontre décisive.
👉 Exprimez vos attentes et préoccupations au ministre. Nous relayons vos voix :
La FNEJE, le SNPPE, l’ANAPSYpe et le SNMPMI – ont uni leurs efforts pour analyser et proposer des ajustements au futur référentiel qualité des modes d’accueil. Ce travail essentiel a pour objectif d’encadrer les pratiques des professionnels tout en favorisant un accueil de qualité pour les enfants.
Le document souligne les prérequis indispensables à la réussite de ce référentiel, tels que des taux d’encadrement approprié, une formation continue de qualité, et un cadre régulier d’analyse des pratiques. Il insiste également sur la nécessité d’éviter une formalisation excessive des pratiques, qui pourrait freiner la créativité et la flexibilité des équipes.
Nous vous invitons à lire et partager ce document qui pose les bases d’un accompagnement plus humanisé et mieux adapté aux besoins des enfants et des familles. Ensemble, travaillons pour des pratiques respectueuses, innovantes et centrées sur le bien-être des tout-petits.
Tout d’abord une mise au point sur notre réalité. N’en déplaise à Victor Hugo, dans les métiers de la petite enfance, en France, nous sommes 99% de femmes. Alors nous faisons exception à la règle et laissons le féminin l’emporter sur le 1% masculin.
Ayant évoluées depuis plusieurs décennies dans une culture d’obéissance, d’oubli de soi, de peur, de mépris de leur travail, de manque de reconnaissance, d’infantilisation, de mensonges, d’effets d’annonce créés par les ogres et pour les ogres ; aujourd’hui, il est temps que Les « Poucettes » se soulèvent face aux ogres.
Ces ogres, parlons-en… les gouvernements successifs, les institutions législatrices (CAF, etc.), les gestionnaires aveuglés par la financiarisation / marchandisation du secteur… Tous ces ogres ont perdu leur humanité devant ce buffet à volonté de familles, en manque de solutions pour articuler projet parental et professionnel, affamées de solutions pour leurs jeunes enfants.
Revenons-en à nos « Poucettes ». Tant de cailloux semés à travers les manifestations, les contestations, les grèves, les alertes lancées, les regroupements de professionnelles dans toute la France ou bien encore avec les différents rapports publiés, les livres, les enquêtes et tout cela pour si peu d’écoute, de prise en compte, d’action. Il y a urgence ! Nous voyons bien que les cailloux ne suffisent pas !
Nous sommes environ 400 000 en France. Si nous nous soulevons toutes, ensemble et unies, une vraie force transformera les cailloux en une montagne bien plus forte que ogres.
Les Poucettes regroupons nous, rejoignez nous et défendons nos métiers.