À l’occasion de la mobilisation nationale du 8 octobre 2026, le SNPPE exige une revalorisation salariale pour l’ensemble des professionnel·les de la petite enfance. Aucun métier ne doit être oublié en raison de son statut, de son employeur ou du financement de son mode d’accueil.

Nos responsabilités sont immenses. Nos salaires ne le sont pas.

Accueillir les jeunes enfants, accompagner leur développement, répondre à leurs besoins et soutenir les familles exigent des compétences, des qualifications et une responsabilité considérable.

Pourtant, les métiers de la petite enfance restent parmi les moins bien rémunérés.

Cette insuffisance salariale alimente la perte d’attractivité, les difficultés de recrutement, les départs de professionnel·les expérimenté·es et la dégradation des conditions d’accueil.

La qualité de l’accueil ne peut pas reposer durablement sur l’engagement de professionnel·les insuffisamment reconnu·es et rémunéré·es.

Pas de revalorisation à deux vitesses !

Les mesures prises ces dernières années restent fragmentées. Elles varient selon le statut, la convention collective, l’employeur, le territoire ou le mode de financement de l’accueil.

Certain·es professionnel·les bénéficient d’une revalorisation, tandis que d’autres exerçant des fonctions comparables en restent exclu·es.

Pour le SNPPE, cette situation n’est plus acceptable.

Les financements publics consacrés à l’attractivité doivent bénéficier directement aux professionnel·les, qu’elles et ils travaillent :

  • comme assistant·es maternel·les ;
  • dans une micro-crèche financée par le CMG ;
  • dans une crèche associative ;
  • auprès d’un gestionnaire privé ;
  • dans une collectivité territoriale ou un établissement public.

Revaloriser toutes les professionnel·les

Pour les assistant·es maternel·les

Le SNPPE demande une véritable revalorisation du salaire horaire minimal, une meilleure reconnaissance de l’expérience et des compétences, ainsi que des droits sociaux et une retraite à la hauteur du travail accompli.

Cette revalorisation doit être financée sans augmenter le reste à charge des familles.

Pour les professionnel·les des micro-crèches financées par le CMG

Le mode de financement d’une micro-crèche ne doit plus exclure ses salarié·es des dispositifs publics d’attractivité.

Les financements accordés aux gestionnaires doivent permettre des augmentations salariales effectives et la reconnaissance des diplômes, de l’ancienneté et des responsabilités.

Pour les agent·es de la fonction publique

Le SNPPE revendique la revalorisation du point d’indice et des grilles, l’attribution du complément de traitement indiciaire aux professionnel·les de la petite enfance, des primes d’attractivité pérennes et la fin des inégalités d’IFSE entre métiers et collectivités.

Pour les salarié·es du privé et du secteur associatif

Les minima conventionnels doivent être durablement revalorisés.

Les qualifications, l’expérience et l’ancienneté doivent être reconnues. Les professionnel·les ont besoin d’augmentations pérennes, et non d’une succession de primes ponctuelles.

Les financements publics destinés à l’attractivité doivent obligatoirement produire une amélioration réelle des rémunérations.

Téléchargez et diffusez le tract du SNPPE

Ce tract peut être imprimé, affiché dans les établissements et les services, distribué aux professionnel·les et partagé sur les réseaux sociaux.

Format PDF A4 prêt à imprimer.

Le 8 octobre, la petite enfance se manifeste !

La revalorisation salariale de toutes et tous complète les revendications portées nationalement par le collectif Pas de bébés à la consigne.

Le jeudi 8 octobre 2026, le SNPPE appelle les professionnel·les de la petite enfance à faire grève et à rejoindre les manifestations et rassemblements organisés partout en France.

PAS D’ATTRACTIVITÉ SANS REVALORISATION SALARIALE !

LE 8 OCTOBRE, LA PETITE ENFANCE SE MANIFESTE !