L’annonce d’une augmentation de plus de 15 % du salaire conventionnel des assistantes maternelles constitue, à l’évidence, une hausse d’ampleur inédite dans la branche des particuliers employeurs.
Pour autant, cette revalorisation spectaculaire ne permet même pas de rattraper les niveaux de rémunération déjà pratiqués sur le terrain. Elle révèle, en creux, l’ampleur du retard accumulé depuis des années dans cette branche, et plus largement dans l’ensemble du secteur de la petite enfance.
Le fait qu’une augmentation aussi significative soit nécessaire pour simplement s’approcher de la réalité salariale démontre l’insuffisance structurelle des grilles conventionnelles et l’urgence d’un changement de paradigme.
Cette revalorisation ne saurait donc être perçue comme un aboutissement, mais bien comme un premier jalon, qui doit impérativement en appeler d’autres.
Le SNPPE rappelle que la reconnaissance des métiers de la petite enfance ne peut se limiter à des ajustements ponctuels. Elle suppose une dynamique durable de revalorisation salariale, une reconnaissance pleine des compétences professionnelles et une cohérence entre l’ensemble des modes d’accueil.
Ce mouvement doit désormais s’étendre à toutes les branches de la petite enfance. Les professionnel·le·s ne peuvent plus attendre.
