Le 8 octobre 2026, les professionnel·les de la petite enfance se sont mobilisé·es à l’appel du collectif Pas de bébés à la consigne, dont le SNPPE est membre. Grèves, rassemblements et initiatives locales ont porté une même exigence : des moyens pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions et une véritable reconnaissance des métiers. Pour le SNPPE, cette journée appelle désormais des réponses politiques concrètes.
Une mobilisation qui se mesure aussi dans les équipes
Dans son communiqué du 9 octobre, le collectif fait état de manifestations et de rassemblements dans une trentaine de villes, ainsi que de milliers de professionnel·les mobilisé·es dans la rue et en grève.
L’ampleur du mouvement s’observe aussi dans les établissements : fermetures, accueils restreints, arrêts de travail et équipes fortement mobilisées. Les rassemblements ont été d’ampleur variable selon les territoires. Le bilan doit prendre en compte toutes ces formes d’action.
Un témoignage reçu par le SNPPE l’illustre : 17 personnes sur 18 en grève dans une équipe, dont les deux personnels techniques, sans manifestation locale. Les collègues y dénoncent les rémunérations, les effectifs insuffisants et les tâches supplémentaires qui réduisent la disponibilité auprès des enfants.
Ce témoignage rappelle aussi la place des personnels de cuisine et d’entretien. Leur travail contribue pleinement au fonctionnement des structures et à la qualité de l’accueil. Leur reconnaissance doit faire partie des revendications.
Une revalorisation salariale pour toutes et tous
Aux côtés des revendications communes du collectif sur l’encadrement, la formation et les conditions de travail, le SNPPE porte une exigence : une revalorisation salariale durable pour toutes et tous, sans exclusion liée au statut ou au mode de financement.
Cette exigence concerne les assistant·es maternel·les, les agent·es de la fonction publique, les salarié·es du privé et de l’associatif, ainsi que les professionnel·les des micro-crèches financées par le CMG.
Nous demandons la reconnaissance des qualifications, de l’expérience, des responsabilités et de la pénibilité. Les financements publics consacrés à l’attractivité doivent se traduire dans les rémunérations des professionnel·les, sans accroître le reste à charge des familles.
Pas de revalorisation à deux vitesses.
Reconnaître l’engagement et renforcer les relais locaux
Le SNPPE remercie les professionnel·les qui ont fait grève, participé aux actions et partagé leurs témoignages, ainsi que les équipes militantes qui ont construit les mobilisations locales.
Chaque contribution compte pour construire une mobilisation dans la durée.
Nous attendons des engagements de la ministre
Une délégation du collectif a été reçue par des membres du cabinet de Stéphanie Rist. Faute de réponses immédiates, le cabinet s’est engagé à une nouvelle rencontre d’ici mi-novembre, selon le communiqué du collectif.
Pour le SNPPE, la ministre doit recevoir elle-même les représentant·es du secteur et prendre des engagements politiques précis, chiffrés et financés, avec un calendrier de mise en œuvre.
Les professionnel·les ont exposé les difficultés et les besoins. Le gouvernement doit apporter des réponses sur les effectifs, les taux d’encadrement, la formation, les rémunérations et le financement des modes d’accueil.
Nous apprécierons ces réponses à leurs effets concrets sur le travail des équipes et sur l’accueil des enfants.
Prolonger la dynamique du 8 octobre
Le SNPPE poursuivra son action au sein du collectif et auprès des professionnel·les. Vous pouvez nous transmettre votre bilan local : commune, mode d’accueil, nombre de grévistes rapporté à l’effectif de l’équipe, fermeture totale ou accueil restreint.
Contact : contact@snppe.fr
Retrouvez également notre appel à la grève et la revue de presse du SNPPE sur Flipboard.
La petite enfance s’est manifestée. Le gouvernement doit maintenant répondre.







