À deux jours de son 3ᵉ congrès national, qui se tiendra le samedi 7 novembre 2026, le Syndicat National des Professionnel·le·s de la Petite Enfance (SNPPE) apporte son soutien à la journée nationale de grève et de manifestations du jeudi 5 novembre. Une mobilisation dont les revendications font pleinement écho aux difficultés rencontrées par les professionnel·les de la petite enfance.
À l'appel de la CFDT, de la CGT, de FO, de l'UNSA et de la FSU, les salarié·es du secteur privé et les agent·es publics sont invité·es à se mobiliser pour les salaires, l'emploi, les services publics et une meilleure répartition des richesses.
Pour le SNPPE, ces revendications concernent directement les métiers de la petite enfance, confrontés depuis des années à une insuffisante reconnaissance salariale, à une dégradation des conditions de travail et à un manque chronique de moyens.
Des salaires dignes pour des métiers essentiels
Dans un secteur très majoritairement féminin, la faiblesse des rémunérations traduit une dévalorisation persistante des métiers du soin, de l'éducation et de l'accompagnement.
Le SNPPE revendique une revalorisation salariale réelle et pérenne pour l'ensemble des professionnel·les de la petite enfance, quels que soient leur statut, leur employeur ou leur mode d'exercice.
Cela passe notamment par la revalorisation du point d'indice dans la fonction publique, l'amélioration des rémunérations conventionnelles dans le secteur privé et associatif, ainsi que par une meilleure reconnaissance des assistant·es maternel·les.
L'égalité salariale entre les femmes et les hommes ne peut rester un principe affiché sans traduction concrète dans les rémunérations et les carrières.
Un véritable service public de la petite enfance exige des moyens
La défense des services publics constitue un autre point de convergence essentiel avec la mobilisation intersyndicale.
Depuis la mise en place du Service Public de la Petite Enfance (SPPE), le SNPPE rappelle qu'une politique ambitieuse d'accueil du jeune enfant ne peut se construire sans financements suffisants, sans professionnel·les qualifié·es et sans amélioration de leurs conditions de travail.
Le SNPPE continue notamment de revendiquer :
- Des effectifs suffisants et de meilleures conditions d'encadrement des enfants.
- Une véritable reconnaissance des qualifications et des responsabilités professionnelles.
- Des moyens renforcés pour la prévention de l'usure professionnelle et de la pénibilité.
- Un accès à la formation et de réelles perspectives d'évolution professionnelle.
- Des financements publics répondant aux besoins des enfants, des familles et des professionnel·les, plutôt qu'aux logiques de rentabilité.
Les professionnel·les de la petite enfance ne doivent plus être la variable d'ajustement des politiques budgétaires.
Le 5 novembre, une mobilisation qui dépasse les frontières de notre secteur
Les difficultés rencontrées dans les crèches, les structures d'accueil et l'exercice de l'accueil individuel ne sont pas déconnectées des enjeux sociaux nationaux.
Pouvoir d'achat, précarité, pénibilité, égalité professionnelle, protection sociale et défense des services publics sont autant de combats communs à l'ensemble du monde du travail.
Le SNPPE considère que les mobilisations interprofessionnelles et les luttes propres à la petite enfance doivent se renforcer mutuellement.
Deux jours avant le 3ᵉ congrès du SNPPE : poursuivre le combat collectif
Cette mobilisation intersyndicale intervient à un moment particulier pour notre organisation.
Le samedi 7 novembre, le SNPPE tiendra son 3ᵉ congrès national, autour du mot d'ordre :
« Nos corps. Nos métiers. Notre dignité. Nos voix. »
Ce rendez-vous constituera un temps fort de démocratie syndicale pour débattre des orientations des prochaines années et renforcer notre action collective.
Car les professionnel·les de la petite enfance ne demandent pas seulement à être reconnu·es pour leur engagement. Elles et ils exigent que cette reconnaissance se traduise concrètement dans leurs salaires, leurs droits, leur santé au travail et les moyens consacrés à l'accueil des jeunes enfants.
Le SNPPE appelle à rejoindre les mobilisations du 5 novembre
Le SNPPE invite les professionnel·les de la petite enfance à prendre part, selon leurs possibilités, aux rassemblements et manifestations organisés partout en France le jeudi 5 novembre.
✊ Le 5 novembre, faisons entendre nos revendications aux côtés de l'ensemble du monde du travail !
✊ Le 7 novembre, poursuivons collectivement notre engagement pour la reconnaissance et la dignité de nos métiers !






