À deux jours de la mobilisation nationale du 8 octobre, le SNPPE demande que la ministre de la Santé et des Familles reçoive personnellement le collectif Pas de bébés à la consigne. Les alertes des professionnel·le·s exigent un engagement ministériel et des décisions concrètes.
Le 8 octobre, les professionnel·le·s de la petite enfance se mobiliseront partout en France à l’appel du collectif Pas de bébés à la consigne, dont le SNPPE est membre. Au cœur de cette mobilisation : les qualifications, les rémunérations, les conditions de travail et les moyens nécessaires pour accueillir dignement les jeunes enfants.
Le collectif a demandé une rencontre avec Stéphanie Rist, ministre de la Santé et des Familles. La réponse propose un échange avec des membres de son cabinet les 13 ou 14 octobre, après la mobilisation. Aucune rencontre avec la ministre elle-même n’est proposée.
Pour le SNPPE, cette réponse traduit un mépris politique envers un secteur dont le gouvernement semble attendre qu’il continue à tenir, quelles que soient les conditions.
La petite enfance mérite un engagement ministériel direct
Quand les pêcheurs alertent sur l’avenir de leur profession, la ministre chargée de la Mer et de la Pêche annonce un déplacement à Sète et au Grau-du-Roi pour les rencontrer. Cette considération est légitime. Les professionnel·le·s de la petite enfance doivent bénéficier du même engagement ministériel.
Pourquoi celles et ceux qui accueillent les jeunes enfants devraient-ils se contenter d’un rendez-vous avec des conseillers lorsqu’ils demandent des décisions politiques ?
Les équipes ont besoin que leurs alertes débouchent sur des arbitrages et des moyens. Un échange avec le cabinet ne saurait remplacer l’engagement de la ministre.
De la petite enfance à la jeunesse, une parole qui doit être entendue
Les professionnel·le·s réclament les moyens d’accueillir dignement les tout-petits. Les lycéen·ne·s réclament les moyens d’étudier dans de bonnes conditions. Leurs revendications concernent les effectifs, les moyens, la sécurité et l’avenir. Elles exigent une réponse politique à la hauteur.
Face aux mobilisations lycéennes, les interventions policières et les violences présumées ayant conduit à l’ouverture d’enquêtes de l’IGPN soulèvent une question fondamentale : quelle place le gouvernement accorde-t-il à la parole de la jeunesse ?
Quel message adresse-t-on à une génération lorsque, dès la petite enfance, les adultes qui prennent soin d’elle peinent à être entendus, puis que sa propre mobilisation se heurte à la répression ?
Pour le SNPPE, de la petite enfance à la jeunesse, un même mépris se dessine lorsque les besoins sont relégués, les alertes minimisées et la parole de celles et ceux qui se mobilisent disqualifiée.
Nos demandes à la ministre
Le SNPPE demande à Stéphanie Rist :
- de recevoir personnellement le collectif Pas de bébés à la consigne ;
- de rencontrer les équipes sur le terrain ;
- d’apporter des réponses concrètes sur les qualifications, les rémunérations, les conditions de travail et le financement de l’accueil.
Le 8 octobre, nous manifesterons pour nos métiers, notre dignité et les droits des enfants. De la petite enfance à la jeunesse, nous refusons que le mépris devienne une manière de gouverner.







