Réforme des diplômes du travail social : une dérégulation programmée

La réforme des diplômes d’État du travail social de niveau 6 marque une rupture profonde avec le modèle de formation historiquement fondé sur des diplômes nationaux, exigeants et comparables. Sous couvert de modernisation, l’État engage une transformation qui affaiblit la reconnaissance des métiers et dégrade les conditions de formation.

Réduction des volumes horaires, mutualisation excessive des compétences, disparition progressive des épreuves exigeantes et certification confiée aux seuls centres de formation : cette réforme fait primer l’employabilité immédiate sur la qualité et la profondeur de la formation.

Une méthode autoritaire et une concertation bafouée

Au-delà du contenu, la méthode est elle-même dénoncée. Les organisations professionnelles ont été largement écartées des travaux préparatoires, les calendriers imposés rendent toute co-construction impossible et les référentiels ont été transmis dans l’urgence. Cette façon de faire traduit un profond mépris pour l’expertise de terrain et pour les professionnel·les concerné·es.

Une mobilisation interprofessionnelle nécessaire

Pour le SNPPE, cette réforme s’inscrit dans une dynamique globale de déqualification des métiers du lien, en cohérence avec ce qui se joue dans la petite enfance. Elle appelle une mobilisation large, interprofessionnelle, pour défendre le caractère national des diplômes, des formations exigeantes et une véritable reconnaissance des métiers.

Vous êtes confronté·e à une situation grave ou préoccupante ?

Conditions de travail dégradées, pratiques dangereuses, sous-effectifs chroniques, pressions managériales, mise en danger des enfants ou des professionnel·les…

Ces situations ne doivent pas rester invisibles.

Le SOS des Oublié·es est un dispositif mis en place par le SNPPE pour vous permettre de signaler une situation en toute sécurité, avec un accompagnement syndical à chaque étape.

Rejoindre le SNPPE

Adhérer au SNPPE, c’est soutenir une représentation collective des professionnel·le·s de la petite enfance et participer à une démarche de défense, d’information et de mobilisation au service des métiers.