Comité social territorial (CST)

Retrouvez sur cette page des informations concernant le CST en général, les élections professionnelles dans la fonction publique.

Nouveau : découvrez notre guide pratique CST 2026 dans le cadre des élections professionnelles de 2026.

Le Comité Social Territorial (CST)

Le Comité social territorial est l’instance de représentation collective des agent·es de la fonction publique territoriale.

Un CST est institué dans chaque collectivité ou établissement public employant au moins 50 agent·es. Pour les collectivités et établissements affiliés employant moins de 50 agent·es, les personnels relèvent généralement du CST placé auprès du centre de gestion. Un CST commun peut également être constitué entre plusieurs collectivités ou établissements publics.

Le CST réunit :

  • les représentant·es du personnel élu·es par les agent·es ;
  • les représentant·es de l’autorité territoriale.

Le CST est une instance consultative. Il ne se substitue pas à l’employeur public et ne prend pas lui-même les décisions. Il permet cependant aux représentant·es du personnel d’examiner les projets de la collectivité, de les questionner, de porter les alertes des équipes, de formuler des propositions et de rendre un avis avant leur mise en œuvre.

De quoi parle-t-on au CST ?

Le CST examine les grandes questions collectives qui déterminent l’organisation et les conditions de travail des agent·es.

Il est notamment consulté sur :

  • l’organisation et le fonctionnement des services ;
  • les créations, suppressions ou transformations de postes ;
  • les projets de réorganisation ;
  • les règles relatives au temps de travail et au compte épargne-temps ;
  • les lignes directrices de gestion des ressources humaines ;
  • les orientations relatives aux régimes indemnitaires ;
  • le plan de formation ;
  • l’égalité professionnelle ;
  • l’action sociale et la protection sociale complémentaire ;
  • les aménagements importants ayant une incidence sur les conditions de travail.

Dans les collectivités et établissements employant au moins 200 agent·es, une formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail est instituée au sein du CST. Elle peut également être créée en dessous de ce seuil lorsque des risques professionnels particuliers le justifient. En l’absence de formation spécialisée, le CST exerce directement ces compétences.

Pour les professionnel·les de la petite enfance, cela concerne très concrètement :

  • les effectifs réellement présents auprès des enfants ;
  • les postes vacants et les modalités de remplacement ;
  • les horaires d’ouverture et les cycles de travail ;
  • les changements de planning ;
  • les temps de direction, de préparation, de réunion et d’analyse des pratiques ;
  • la charge physique, mentale et émotionnelle du travail ;
  • la prévention des troubles musculosquelettiques et des risques psychosociaux ;
  • les accidents de service et les situations d’épuisement professionnel ;
  • les projets de fermeture, de mutualisation ou de transfert de structures ;
  • les conditions matérielles d’accueil ;
  • la reconnaissance des qualifications et des responsabilités ;
  • la formation et les parcours professionnels ;
  • les primes et le régime indemnitaire.
Pourquoi la petite enfance doit-elle être représentée ?

Les réalités des métiers de la petite enfance sont spécifiques.

Travailler en crèche, en service d’accueil familial, en RPE ou en LAEP suppose de concilier les besoins des jeunes enfants, l’accueil des familles, les exigences réglementaires, la continuité du service public et des conditions de travail souvent dégradées.

Lorsque personne ne connaît suffisamment ces réalités au sein du CST, les projets peuvent être examinés uniquement sous l’angle budgétaire ou organisationnel, sans mesurer leurs conséquences sur les équipes et sur la qualité de l’accueil.

Être représenté·es au CST permet de :

  • faire remonter les difficultés rencontrées dans les structures ;
  • objectiver les situations de sous-effectif et les besoins de remplacement ;
  • demander des données, des bilans et des évaluations ;
  • interroger les conséquences d’une réorganisation ;
  • défendre des moyens adaptés aux missions ;
  • proposer des améliorations concrètes ;
  • obtenir des engagements et suivre leur mise en œuvre ;
  • rendre visibles des métiers trop souvent oubliés dans les politiques de ressources humaines.

Le CST traite de questions collectives. Il ne remplace pas l’accompagnement individuel d’un·e agent·e, mais il permet d’agir sur les causes organisationnelles communes à plusieurs services ou plusieurs professionnel·les.

Le 10 décembre 2026, la petite enfance doit prendre sa place

Dans les collectivités territoriales, les décisions concernant l’organisation des services, les effectifs, les horaires, les conditions de travail, la formation ou encore les régimes indemnitaires sont examinées dans une instance essentielle du dialogue social : le Comité social territorial, ou CST.

Pourtant, dans de trop nombreuses collectivités, les professionnel·les des crèches, des services d’accueil familial, des RPE, des LAEP et des autres services de la petite enfance demeurent absent·es de cette instance.

Le 10 décembre 2026, les agent·es de la fonction publique territoriale éliront leurs représentant·es pour les quatre prochaines années. Pour le SNPPE, cette échéance doit permettre aux professionnel·les de terrain de reprendre leur place dans les espaces où se discutent leurs conditions de travail. La date du renouvellement général est officiellement fixée au 10 décembre 2026. En cas de vote électronique, le scrutin pourra être ouvert durant une période comprise entre 72 heures et huit jours, avec une clôture au 10 décembre.

Qui vote ?

Les fonctionnaires titulaires, les fonctionnaires stagiaires et les agent·es contractuel·les remplissant les conditions réglementaires peuvent participer au scrutin correspondant au CST dont relève leur collectivité ou leur établissement.

Les modalités précises dépendent de la situation administrative de chaque agent·e et du périmètre retenu pour le scrutin. Le SNPPE peut vérifier ces éléments avec la personne intéressée, la collectivité ou le centre de gestion.

Comment les candidatures sont-elles présentées ?

Les candidatures au CST sont déposées par les organisations syndicales habilitées à participer au scrutin. Les textes permettent également à plusieurs organisations syndicales de présenter une liste commune.

Une liste peut être complète ou incomplète. Elle doit toutefois comporter :

  • au moins les deux tiers du nombre total de sièges de titulaires et de suppléant·es à pourvoir ;
  • un nombre pair de candidat·es ;
  • une représentation des femmes et des hommes correspondant aux proportions communiquées pour le périmètre du CST.

Il ne s’agit donc pas nécessairement d’une parité stricte à 50/50, mais d’une règle de représentation équilibrée fondée sur les effectifs concernés.

Les candidat·es sont présenté·es dans un ordre de liste, sans être désigné·es à l’avance comme titulaires ou suppléant·es. Les sièges obtenus sont ensuite attribués en fonction des résultats électoraux et de l’ordre de présentation.

La stratégie du SNPPE pour 2026

Être présent dès la constitution des candidatures

Le SNPPE ne veut pas intervenir uniquement après les élections, lorsque des professionnel·les isolé·es rencontrent des difficultés dans l’exercice de leur mandat.

Notre objectif est d’être présent dès la préparation des listes, afin que les professionnel·les de la petite enfance puissent se présenter avec une organisation syndicale qui connaît leurs métiers, leurs obligations, leurs contraintes et leurs revendications.

Le SNPPE entend développer son implantation dans la fonction publique territoriale selon plusieurs axes.

Présenter des listes SNPPE

Partout où cela sera possible, le SNPPE accompagnera la constitution de listes portant clairement son identité et son projet syndical.

Ces listes pourront accueillir des professionnel·les de la petite enfance, mais également des agent·es d’autres services partageant nos orientations : défense du service public, amélioration des conditions de travail, reconnaissance des qualifications, prévention des risques et dialogue social exigeant.

Le SNPPE est un syndicat professionnel, mais il ne défend pas une petite enfance isolée du reste de la collectivité. Les difficultés de remplacement, de rémunération, de management, de temps de travail ou de reconnaissance traversent de nombreux services territoriaux.

Construire des listes communes lorsque cela est pertinent

Dans certaines collectivités ou auprès de certains centres de gestion, la constitution d’une liste exclusivement SNPPE ne sera pas immédiatement possible.

Le SNPPE pourra alors négocier, au cas par cas, des listes communes avec d’autres organisations syndicales, dès lors que :

  • les valeurs fondamentales sont partagées ;
  • la présence et l’identité du SNPPE sont clairement reconnues ;
  • les professionnel·les de la petite enfance occupent une place réelle sur la liste ;
  • la répartition des responsabilités et des suffrages est transparente ;
  • les futur·es élu·es conservent la possibilité de porter les positions du SNPPE.

La liste commune n’est pas un effacement du SNPPE. Elle constitue un outil d’implantation et de coopération locale lorsque cette stratégie permet d’obtenir une représentation effective des professionnel·les.

Faire émerger des représentant·es issu·es du terrain

Le SNPPE ne recherche pas uniquement des militant·es déjà expérimenté·es.

Connaître les réalités du travail, écouter ses collègues, vouloir améliorer les conditions d’accueil et accepter de porter collectivement des propositions constituent déjà les premières compétences d’un·e représentant·e du personnel.

Les listes devront autant que possible refléter :

  • les différents métiers de la petite enfance ;
  • les catégories A, B et C ;
  • les fonctionnaires et les contractuel·les ;
  • les structures et services du territoire ;
  • les réalités des petites communes, des intercommunalités et des grandes collectivités.
Accompagner concrètement les candidatures

Le SNPPE apportera aux équipes locales :

  • une analyse du périmètre électoral ;
  • une aide à la vérification du nombre de sièges ;
  • un accompagnement pour respecter les règles de composition des listes ;
  • des modèles de déclarations de candidature ;
  • une aide à la rédaction des professions de foi ;
  • des supports de campagne personnalisables ;
  • un appui juridique en cas de difficulté ou de contestation ;
  • des conseils pour organiser la campagne auprès des agent·es.
Former et soutenir les élu·es pendant tout leur mandat

Obtenir des sièges ne constitue pas une fin en soi.

Les élu·es SNPPE devront pouvoir s’appuyer sur :

  • des formations relatives au fonctionnement du CST ;
  • une documentation juridique et syndicale ;
  • des trames de questions et d’avis ;
  • un appui pour analyser les rapports et projets présentés par l’administration ;
  • un réseau national d’élu·es de la petite enfance ;
  • des échanges réguliers sur les pratiques et les dossiers locaux ;
  • le soutien du Bureau national en cas de difficulté.

Notre ambition est de constituer progressivement un réseau national d’élu·es territoriaux de la petite enfance, capable de faire circuler les informations, d’identifier les politiques locales efficaces et de construire des revendications communes.

Les priorités que le SNPPE portera dans les CST

Les candidat·es et élu·es SNPPE défendront notamment :

Des effectifs permettant un accueil de qualité

Les normes minimales ne peuvent pas devenir un objectif permanent de gestion.

Le SNPPE revendique des effectifs stables, des solutions de remplacement, l’anticipation des absences et une organisation qui ne mette ni les enfants ni les professionnel·les en difficulté.

Une véritable prévention des risques professionnels

Port de charges, postures contraintes, bruit, fatigue, tensions avec les familles, responsabilités importantes, manque de moyens et exposition émotionnelle doivent être pleinement intégrés aux démarches de prévention.

Les plans d’action doivent déboucher sur des mesures concrètes et évaluables.

Du temps pour accomplir toutes les missions

La petite enfance ne se résume pas à la présence directe auprès des enfants.

Les équipes ont besoin de temps identifié pour les réunions, la préparation, les transmissions, l’analyse des pratiques, le travail avec les familles, le partenariat, la formation, la direction et la continuité administrative.

La reconnaissance des métiers et des qualifications

Les responsabilités exercées doivent être reconnues dans les fiches de poste, les cadres d’emplois, les déroulements de carrière et les régimes indemnitaires.

Le SNPPE portera notamment la question des écarts de primes entre filières et services, ainsi que la reconnaissance des responsabilités spécifiques exercées dans les établissements et services d’accueil du jeune enfant.

Des réorganisations réellement concertées

Toute fermeture, fusion, mutualisation, délégation ou modification importante de l’organisation doit faire l’objet d’une étude sérieuse de ses conséquences sur les agent·es, les enfants, les familles et la continuité du service.

La recherche d’économies ne peut pas constituer l’unique critère de décision.

Je souhaite m’engager : par où commencer ?

Il n’est pas nécessaire d’être expert·e du droit de la fonction publique ni d’avoir déjà exercé un mandat syndical.

La première étape consiste à contacter le SNPPE afin de :

  1. identifier le CST dont vous relevez ;
  2. connaître le nombre de sièges à pourvoir ;
  3. vérifier les conditions d’éligibilité ;
  4. repérer d’autres agent·es susceptibles de participer ;
  5. déterminer s’il est préférable de constituer une liste SNPPE ou une liste commune ;
  6. préparer les candidatures et la campagne.

Même une première prise de contact confidentielle permet d’évaluer les possibilités sans prendre immédiatement un engagement définitif.

Le guide pratique du SNPPE

Le SNPPE met à disposition un guide consacré à la candidature au CST. Il présente le rôle de l’instance, les premières étapes pour constituer une liste et l’accompagnement proposé aux futur·es candidat·es.

Le 10 décembre 2026, chaque voix comptera

Voter pour une liste soutenue par le SNPPE, c’est choisir des représentant·es qui connaissent les réalités de la petite enfance.

C’est aussi renforcer la capacité du syndicat à intervenir dans les collectivités, à accompagner les agent·es, à développer des sections locales et à peser dans le dialogue social territorial.

En 2026, la petite enfance ne doit plus être absente des instances où se discute son avenir.