Acharnement antisyndical à People & Baby : ça suffit ! | Le Club de Mediapart

Acharnement antisyndical à People & Baby : ça suffit ! | Le Club de Mediapart

Cinq salariées de la société de crèches parisiennes People & Baby ont perdu leur travail pour avoir refusé de subir les conséquences de la privatisation de la petite enfance et sont victimes de répression antisyndicale. Alors qu’elles se voient forcées de rembourser des indemnités, un large ensemble de collectifs, syndicats, personnalités apporte son soutien et ouvre une cagnotte.

Source : Acharnement antisyndical à People & Baby : ça suffit ! | Le Club de Mediapart

En 2010, la ville de Paris livrait à la sous-traitance plusieurs crèches à la société People & Baby dans le cadre de la libéralisation des marchés publics. Les conséquences furent immédiates pour les salariées de la Halte-garderie Giono reprises avec les murs : détérioration de leurs conditions de travail et rentabilité au détriment de la qualité de l’accueil des enfants et de leurs familles.

Cinq d’entre elles décidèrent alors de monter une section syndicale CNT (Confédération Nationale du Travail) pour faire valoir leurs droits, remis en cause à la fois par la municipalité et leur nouvel employeur. L’activité syndicale devenant gênante pour l’entreprise et la Ville de Paris, elles ont immédiatement eu à subir la répression en étant mises à pied puis licenciées pour quatre d’entre elles (l’inspection puis le ministère du travail refusant celui de la représentante syndicale).

Malgré leur victoire et celle de leur syndicat aux Prud’hommes en 2017 reconnaissant la discrimination syndicale et la préméditation des licenciements, la société People & Baby a continué son acharnement en faisant appel. Contre toute attente, la justice a donné raison à l’entreprise le 1er juillet 2021 contre quatre d’entre elles, remettant en cause en grande partie la décision prud’hommale et les constats de l’inspection du travail concluant à une discrimination syndicale.

La Cour d’Appel de Paris statuant à juge unique, les a de nouveau plongées dans la précarité : dans l’attente de leur recours en cassation, elles sont aujourd’hui obligées, sous la menace des huissiers, de rendre la quasi-totalité des indemnités versées qui ont servi, outre les frais de 10 ans de procédure juridique, à éponger les dettes accumulées suite à la perte de leur emploi sans parler du préjudice enduré au plan familial et psychologique depuis le début du conflit. A ce remboursement d’un montant total de 145 000 euros viennent s’ajouter chaque jour les intérêts légaux de retard de paiement : des milliers d’euros par an tant qu’elles n’auront pas tout remboursé. Comme si cela ne suffisait pas, la juge a ordonné que deux des syndicalistes licenciées payent les frais d’huissiers !

Responsables syndicaux, politiques et associatifs, actrices et acteurs du monde culturel, nous ne pouvons rester passifs face à la détresse que vivent ces cinq femmes : nous appelons à soutenir, y compris financièrement, Assia, Cindy, Marion, Sophie et Virginie qui ont perdu leur travail pour avoir refusé de subir les conséquences de la privatisation de la petite enfance, fait grève et s’être engagées syndicalement.

Une cagnotte en ligne a été ouverte ici. Les sommes récoltées via cette caisse en ligne permettront de soutenir le syndicat et les travailleuses pour aller au bout de leur combat.

[ou chèques (indiquez au dos du chèque « soutien people and baby ») à l’ordre de : CNT SSCT-RP 33 rue des vignoles 75020 Paris]

Un coup porté contre l’une ou l’un d’entre nous est un coup porté contre toutes et tous !

Signataires : 

Organisations syndicales et politiques :

CNT (Confédération Nationale du Travail) : Confédération, Fédération Santé Social, Fédération Travail et Affaires Sociales (TEFP), Santé-Social Collectivités Territoriales RP, Etpreci 75, SIPMCS RP, Etpics 94, Educ 93, Union régionale du Languedoc-Roussillon, PTT Centre, CNT 30, Interpro 07, UL 33, Education-Santé- social 34, Intepro Brest, UD 66, Interpro 31, UL 13, Interco 71/58, Santé Social et Collectivités Territoriales 71/58, Santé Social et Collectivités Territoriales 35, Stics 72, CNT 38, Gilles Gour (inspecteur du travail, CNT- TEFP), Naoa Zouaoui (inspectrice du travail, CNT-TEFP)

CGT : Céline Verzeletti (secrétaire générale), UL Paris 13è, CGT Educ’Action 75, CGT-Travail Emploi Formation Professionnelle, SMAST-CGT (syndicat des ministères des affaires sociales et du travail)

Union syndicale Solidaires, Murielle Guilbert (déléguée générale), Simon Duteil (délégué général Union Syndicale Solidaires), Christian Mahieux (Fédération Sud Rail Solidaires), UL Solidaires Paris 5è 13è & Ivry

Sud : Fédération Sud Collectivités Territoriales, Sud Culture Solidaires, Sud Travail Affaires Sociales (TAS), Laurent Degoussée (co-délégué Sud Commerces), Sud Culture BNF, Sud Éducation Université Paris I, Sud Santé-Sociaux Samu Social Paris

Collectif Pas de Bébés à la Consigne, Syndicat national des Professionnel·le·s de la petite enfance

Laurent Bosal (travailleur de l’inspection du travail), Eli Domota (porte-parole du LKP, Liannaj Kont Pwofitasyon), STC (Syndicat des Travailleurs Corses), USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités), FA (Fédération Anarchiste), UCL (Union Communiste Libertaire)

Responsables et élu·e·s :

Nathalie Artaud (porte parole LO),
Clémentine Autain (députée LFI),
Olivier Besancenot (porte parole NPA),
José Bové (syndicaliste paysan),
Julie Garnier (conseillère régionale IDF, LFI),
Jérome Gleizes (élu Ville de Paris EELV),
Arlette Laguiller (ancienne porte parole LO),
Vianney Orjebin (conseiller régional IDF LFI),
Christine Poupin (porte parole NPA),
Philippe Poutou (porte parole NPA),
Christophe Prudhomme (conseiller régional IDF, LFI),
Raphaël Qnouch (conseiller régional IDF, LFI),
Suzy Rojtman (porte parole CNDF),
Danielle Simonnet (élue Ville de Paris LFI)

Monde culturel et littéraire :

Isabelle Attard (directrice de musée, ex députée écologiste),
Julien Barthélémy, Kingju (musicien, chanteur),
Benoit Borrits (journaliste-essayiste animateur association « autogestion »),
Brassens Not Dead (musiciens),
Sorj Chalandon (journaliste et écrivain),
Alexandre Chenet (scénariste),
Stéphanie Chevrier (éditrice),
Philippe Corcuff (maître de conférences de science politique à Sciences Po Lyon),
Daman (musicien), Bruno Daraquy (chanteur),
Laurence De Cock (historienne),
Dubamix (musicien),
Toma Feterman (musicien et chanteur, La Caravane Passe, Soviet Suprem),
Gé (musicienne et chanteuse, Latwal, Kochise, Cartouche),
Dominique Grange (chanteuse engagée),
Nilala Haddadi (libraire),
Tomas Jiménez (musicien et chanteur, El Comunero),
Krak in Dub (musicien), L’1consolable (musicien),
Mathilde Larrere (historienne),
Los Tres Puntos (musiciens),
Maloka (label), Mantis (chanteur),
Philippe Marlière (politiste),
Léa Mestdagh (sociologue),
Ogres de Barback (musiciens),
Fabien Oresta (musicien High Tone, Dub Invaers),
Tancrède Ramonet (cinéaste et musicien),
René Binamé (musiciens), Frédéric Simeon (libraire),
Antoine Spire (journaliste, président du Pen Club Français), Rachel Spire (avocate), Stratégie de paix (chanteurs), Jacques Tardi (dessinateur), Rémy Toulouse (éditeur), Serge Utgé-Royo (chanteur), Yannis Youlountas (réalisateur et militant)

Le secteur associatif lance la revalorisation du salaire des EJE : quelques informations

Le secteur associatif lance la revalorisation du salaire des EJE : quelques informations

Suite à la réforme des diplômes du travail social les portant au niveau interministériel II, un choix volontaire du syndicat employeur ELISFA pour ses adhérents, suivi par l’ACEPP, fait évoluer la rémunération des EJE, quelque soit leur fonction, sur le critère 1, celui de la formation professionnelle requise.
Cette évolution entraîne l’attribution de 32 ou 74 points de pesée supplémentaires, sachant que la valeur du point est, à ce jour, de 55€.
Cette décision pourra impacter l’ensemble la branche de la CCN des Acteurs du Lien Social et Familial (ALISFA, juin 1983).
Par ailleurs, ce syndicat employeur demande aux pouvoirs publics et à la CNAF de tenir compte de cette revalorisation salariale des EJE dans les financements PSU à venir, ceci pour l’instant sans retour.
L’Etat, quant à lui, maintient sa position, depuis la réforme des DE, de ne pas permettre la rétroactivité de cette évolution à l’ensemble des travailleurs sociaux d’un même diplôme.
Pour information, suite à la publication de notre 1er baromètre des salaires et à notre demande de revalorisation de tous les salaires du secteur, la FFEC nous a répondu qu’elle « ne s’opposerait pas a ce que les financements publics prennent en charge » ces revalorisations, que nous trouvons absolument indispensables.
Ceci nous montre que le secteur privé lucratif n’est pas prêt, lui, à participer à cet effort.
Pour autant, nous vous encourageons à engager le dialogue avec votre employeur en cette période de construction des budgets prévisionnels.
Bon courage !

Image par Free-Photos de Pixabay

Crèches : obligation vaccinale pour les pros

Crèches : obligation vaccinale pour les pros

Le Syndicat National des Professionnels de la Petite Enfance prend acte et est plutôt en accord avec cette obligation vaccinale . « On ne peut être contre une mesure qui tend à protéger les professionnels explique-t- il. Tout en reconnaissant que sa mise en œuvre ne sera ni simple, ni facile ! Mais il y voit aussi l’occasion pour les professionnels de pouvoir enlever le masque ce qui sera un vrai soulagement par rapport aux enfants.

Pour lire l’article en entier : Crèches : obligation vaccinale pour les pros

[Pétition] A la crèche, montrons nos visages aux bébés.

[Pétition] A la crèche, montrons nos visages aux bébés.

Suite à la tribune parue le 8 mars 2021 dans le Figaro et signée par 120 personnes et organismes, le SNPPE partage la pétition lancée à l’initiative des auteures de la tribune. Pour rappel, dès le 18 janvier 2021, le syndicat a publié un communiqué demandant « à être parmi les professionnel·le·s prioritaires pour que, sur la base du volontariat, nous puissions être vacciné·e·s dans les meilleurs délais. Et ce, afin de garantir un accueil des jeunes enfants dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire possibles« .

Cette pétition appelle à :

  • Un droit à la vaccination prioritaire des personnels de la petite enfance, au même titre que les personnels de santé,
  • Dans les espaces extérieurs, l’organisation de moments sans masque, en maintenant une distance de sécurité. Ces temps seraient inscrits au planning dès que la météo le permet, et pour toutes les sections. Ils pourraient se tenir une fois par demi-journée,
  • En intérieur, des moments sans masque lorsque l’adulte est seul avec un enfant.
  • Et pour engendrer encore davantage de moments sans masque, encourager les professionnels à se séparer physiquement les unes et les uns, des autres, dès que cela est possible. Cette norme organisationnelle – se répartir les enfants en petits groupes, à condition que les locaux le permettent – fait déjà partie des bonnes pratiques. Mais il s’agirait d’aller plus loin en l’appliquant systématiquement quand le contexte le permet : ce point pourrait faire l’objet de groupes de travail, dans les plus brefs délais.

Ces quatre mesures nous paraissent à même de réconcilier les contraintes sanitaires et les besoins capitaux des enfants. Il s’agit de permettre, au plus vite, que les tout-petits soient au contact quotidien de personnes dont ils puissent voir le visage et entendre correctement la voix.

Pour signer la pétition, cliquez ici.